Rome envisage un fonds de soutien aux banques en difficulté-sces

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    MILAN/ROME, 5 avril (Reuters) - L'Italie envisage de mettre 
sur pied un fonds garanti par l'Etat destiné à soutenir les 
banques en difficulté du pays en rachetant leurs créances 
douteuses et en renflouant leurs fonds propres, apprend-on de 
trois sources proches du dossier. 
    Le gouverneur de la Banque d'Italie, le ministre de 
l'Economie et les dirigeants des banques UniCredit  CRDI.MI , 
Intesa Sanpaolo  ISP.MI  et UBI  UBI.MI  ont discuté de l'idée 
mardi au siège du gouvernement, selon les sources.  
    Les banques italiennes ont 360 milliards de créances 
douteuses dans leurs comptes, un tiers de la totalité des prêts 
à risque en Europe et l'équivalent d'un cinquième du produit 
national brut (PIB) italien. Elles ont aussi eu les plus mauvais 
résultats aux tests menés par la Banque centrale européenne. 
    Aucun accord n'a été conclu mardi lors de la réunion et 
leurs participants ont prévu de se rencontrer à nouveau 
prochainement. Certains responsables ont exprimé des doutes sur 
les chances de réussite d'un tel projet. L'une des questions clé 
est de savoir si la Commission européenne ne risque pas d'y voir 
une infraction aux règles en matière d'aides de l'Etat. 
    Le fonds serait majoritairement détenu par des investisseurs 
privés, précise-t-on de mêmes sources.  
    La banque publique italienne CDP (Cassa Depositi e Prestiti) 
et un représentant des fondations bancaires ont également 
assisté à cette réunion, ajoute-t-on. 
    Un porte-parole du gouvernement s'est refusé à tout 
commentaire sur cette réunion. 
    "L'idée sur la table est de créer un véhicule appartenant à 
la CDP, aux fondations bancaires, à des fonds d'investissement, 
à des fonds de pensions et à d'autres investisseurs privés", dit 
une source. 
    "On n'a pas encore d'idée précise sur la taille qu'aurait le 
véhicule, s'il achèterait des prêts non performants aux banques 
ou bien s'il contribuerait à les recapitaliser, ni sur la façon 
dont il fonctionnerait. Il n'y a pas encore d'accord."  
 
 (Paola Arosio et Stefano Bernabei, Juliette Rouillon pour le 
service français) 
 

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