Romain Alessandrini veut oublier Marcelo Bielsa

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Romain Alessandrini veut oublier Marcelo Bielsa
Romain Alessandrini veut oublier Marcelo Bielsa

Après la défaite concédée jeudi soir contre Bilbao, Romain Alessandrini attend une réaction face à Saint-Etienne, dimanche après-midi. Alors que les Phocéens manquent d'expérience, l'ancien Rennais ne veut plus entendre parler de Marcelo Bielsa.

Romain Alessandrini, quel regard portez-vous sur la défaite concédée contre l’Athletic Bilbao jeudi soir ?
Il y avait toujours moyen de faire mieux. Bilbao a été plus agressif que nous. Peut-être qu'ils ont plus l'habitude de jouer en Coupe d'Europe. Nous avons été faibles sur la technique, moi le premier. On a pourtant les possibilités de bien faire. Le but d’Aduriz ? Il n'y a que nous pour encaisser des buts comme celui-ci. Avec Aduriz, vous sentez un attaquant en pleine confiance. J’ai connu ça à une époque quand j’étais à Rennes. Quand on a moins de confiance, on tente moins, on a peur de rater. A nous de nous inspirer d’un tel joueur. Mais nous y croyons toujours pour le retour. Si on arrive à tenir le ballon au milieu de terrain, on pourra espérer quelque chose là-bas.

Comment expliquez-vous vos difficultés récurrentes au Vélodrome ?
On a un jeu différent à l'extérieur où l'on joue davantage en contre. J'ai connu des clubs moyens où j'ai déjà vécu des séries difficiles à domicile. Mais ce n’est pas évident de jouer au Vélodrome. Il y a beaucoup d’exigence. Les supporters gardent en tête le style de jeu de l'an passé avec beaucoup de buts. Cette année, notre jeu a changé. Notre équipe est jeune. L’expérience nous fait défaut.

Attendez-vous davantage de soutien de la part des supporters marseillais ?
En ce moment, on ne procure pas assez de plaisir aux supporters pour qu'ils soient derrière nous. Les sifflets de jeudi ? Ils étaient mérités car je n’étais pas à mon niveau. Collectivement, on a perdu des ballons qu’il ne fallait pas perdre, on n’a pas eu une maîtrise sereine qui aurait pu nous permettre d’attaquer efficacement.

Quel est votre rôle dans ce groupe ?
J'essaie d'apporter mon vécu et d'être un relais entre Lass' Diarra, Steve Mandanda et les autres joueurs. C'est toujours délicat d'être le garant de l'identité marseillaise. Dédé Gignac a eu ce rôle et j'espère finir mon aventure à l'OM aussi bien que lui.

Mettre la pression sur les Verts

Que pouvez-vous encore espérer en cette fin de saison ?
On a les cartes en main pour remonter au classement. A la vue des résultats, nous sommes moyens cette année mais l’OM reste tout de même un grand club. Nos deux matchs contre Paris restent deux matchs références mais nous n’arrivons pas à réitérer de telles performances.

Avez-vous réellement tourné la page Marcelo Bielsa ?
Quand je vois que l’on parle encore de lui dans les journaux, je trouve que c’est un manque de respect pour les gens qui sont au club aujourd’hui. Je ne comprends pas que l’on parle encore de lui. C’est du passé. Il faut arrêter d’en parler et passer à autre chose.

Comment abordez-vous l’affiche de dimanche contre Saint-Etienne ?
A nous d'emballer le match. On veut leur mettre la pression. Il faut absolument gagner cette rencontre pour gagner en haut du tableau. Ce sera un match ouvert. A l’exception du PSG, on n’est pas largué par le haut de tableau. On reçoit Saint-Etienne qui a cinq points d’avance, on a les cartes en main.

Contre Bilbao, vous avez arboré une nouvelle coiffure blonde…
Je suis un petit fou. A Rennes, je m'étais teint en roux. Mais j'assume.

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