Roma Poulidor

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Roma Poulidor
Roma Poulidor

Roger Federer sur terre, l'ASM Clermont Auvergne, Raymond Poulidor. Tous ont en commun cette faculté à perdre au moment décisif. Malgré tout le bien qu'on en dit, cette Roma-là a toutes les qualités requises pour devenir un éternel second.

Esthétique, combatif, mais trop fragile au moment propice. L'éternel second est un beau perdant, il émeut, il donne envie d'être soutenu, mais il ne gagne - presque - jamais. C'est souvent pour ça qu'il se met le public dans la poche. On aime les winners, mais on aime encore plus les « beautiful losers ». Tout simplement parce qu'on aime(rait) les voir gagner. Et cette Roma-là y ressemble étrangement. Elle est belle à voir, mais question mental, on se pose des questions. Un craquage est tout à fait possible à 18 heures ce dimanche. Déjà, dans les années 80, c'était comme ça. La Juve était trop forte. Paolo Rossi puis Michel Platini, tous deux Ballons d'or, emmènent la Vieille Dame vers les sommets. De 1980 à 1986, ils gagnent presque tout. Serie A et Coupe d'Europe. Ils ne laissent qu'un petit Scudetto en 1983 - la fameuse exception qui confirme la règle - et les Coupes d'Italie à une Louve pourtant séduisante. À peine plus que les miettes. Les quignons de pain pour Conti, Falcao et compagnie.
De l'art de craquer (au Juventus Stadium)
Et pareil l'année dernière. L'équipe de Rudi Garcia fait une saison quasi parfaite. Mais seulement quasi, parce que devant elle, il y a la Juventus d'Anquetil. Les Bianconeri impriment une cadence de porc. Un rythme infernal, insoutenable. Au moment où la Roma peut refaire son retard. Au moment où les deux coureurs sont au coude à coude. Au moment où on peut enfin voir ce qu'ils ont dans les mollets, ils craquent. C'est à la 17e journée que ça se passe. Match aller entre les deux premiers du championnat au Juventus Stadium. S'ils gagnent, les Romains peuvent revenir au classement. S'ils perdent, la Serie A sera scellée. Ce 5 janvier 2014, la Juve est clairement intouchable et la Roma friable. 3-0, net et sans bavure. Au final, encore une fois, la Roma finit dans le sillage de Conte et ses hommes. Pourtant, tout le monde s'accorde à dire qu'elle méritait le titre parce qu'elle est joueuse, parce qu'elle surprend, parce qu'elle ne gagne pas souvent. C'est ce qu'on appelle le syndrome de Federer à Roland Garros. Cette fâcheuse tendance à succomber après avoir suscité d'immenses espoirs. Si on regarde les confrontations directes avec la Juventus, c'est en tout cas ce qui en ressort. La Roma n'aime pas les premiers. Surtout les Turinois, depuis l'ouverture du Juventus Stadium. Là-bas, la Louve se prend des fessées : 4-0, 4-1 et 3-0. Et ce soir,......

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