Rolland Courbis s'emballe pour le sprint final et fait le diagnostic de l'OM

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Rolland Courbis s'emballe pour le sprint final et fait le diagnostic de l'OM
Rolland Courbis s'emballe pour le sprint final et fait le diagnostic de l'OM

Rolland Courbis est revenu sur Canal+ sur le match fou qui a vu la victoire de Rennes à Marseille vendredi en ouverture de la 31eme journée de L1 (2-5). Une satisfaction pour le coach breton, aussi volubile sur le cas de son équipe que sur celui d'un OM qui doit tout miser sur la Coupe désormais.

Un match à Marseille est toujours particulier pour Rolland Courbis. Et quand il se termine comme vendredi, avec une victoire 2-5 de Rennes au Vélodrome en ouverture de la 31eme journée de L1, l’entraîneur du club breton n’en revient pas. « Prendre trois points avec ce score-là, c’était imprévu, a-t-il reconnu au micro de Canal+ après le match. On a malheureusement arrêté de jouer à 0-3, on s’est fait peur alors qu’il n’y avait pas de quoi. Ça doit nous servir pour la suite. » Courbis se serait pourtant contenté d’un nul face à une équipe dont il se méfiait. « Elle ne gagne presque jamais et ne perd presque jamais. Penser qu’on pouvait faire comme les autres équipes, à savoir prendre un petit point, c’était possible. Mais gagner au Vélodrome, il n’y a que le PSG et Bilbao qui viennent de le faire, avec des gros matchs. » Un gros match, Rennes a su en réaliser un dans un contexte sulfureux.

« Sept dernières journées passionnantes »

Mais loin de Courbis l’idée de s’en servir et de l’alimenter pour mieux servir les intérêts de sa formation. « On a surtout pensé à ce qu’on devait faire et ne pas faire. A 0-3, on a entendu un logique mécontentement, et à 2-3, tout le stade a repris espoir. S’il y avait eu 3-3, ça aurait fait le tour du stade. Je connais cet endroit. » L’ancien entraîneur de Montpellier occupe désormais le podium avec le Stade rennais et rêve en grand pour le sprint final. « On n’est pas loin des cinquante points, ce qui est déjà pas mal. Avec sept journées, il reste la possibilité de s’approcher des soixante ou de les atteindre, même si je ne sais pas si on y arrivera. Cette coupure internationale va nous permettre de tous souffler. J’espère que les internationaux rentreront indemnes et le prochain match contre Reims, que j’ai vu jouer à Monaco de façon surprenante, ne sera pas facile à gagner. Mais les sept dernières journées seront passionnantes. »

« On va prendre quoi ? Un martien ? »

Passé sur le banc de l’OM pendant deux saisons, Courbis a également évoqué en longueur le cas de son ancien club. Après avoir souligné que la baisse de régime avait débuté dès le premier semestre 2015 - « J’ai l’impression qu’on ne se rend pas compte que l’OM était dans cet état au cours de la deuxième partie de la saison dernière », il a écarté le départ d’un Michel d’un bon mot dont il a le secret. « Michel est l’entraîneur qui a amené l’OM en demi-finale de Coupe de France et qui l’a qualifié en Ligue Europa, en perdant d’un petit but contre Bilbao. Je savais qu’on était sévère avec les entraîneurs français, mais si on commence à l’être avec les étrangers, on va prendre quoi ? Un martien ? »

La relégation, Courbis n’y croit pas

Surtout que Courbis estime que les Marseillais ont une dernière chance de sauver sa saison. « Mais gagner la Coupe de France, que le club n’a pas gagné depuis 27 ans, c’est possible, pas obligatoirement en battant le PSG en finale. Il faudra faire gaffe à Sochaux, mais s’il ne te reste plus que ça à jouer et que tu n’es pas capable de battre Sochaux, ce sera vraiment une saison ratée. » Et le scénario d’une relégation en L2 en fin de saison ? « Bien sûr qu’un avion peut tomber ou des tas d’autres catastrophes peuvent arriver, mais je n’y crois pas. Il faudrait qu’ils perdent les sept matchs qu’ils restent à jouer. » L’OM semble a priori à l’abri d’une telle série. Même si rien ne semble impossible à ces Marseillais-là.

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