Rolland Courbis rêve de l'Atlético Madrid

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Rolland Courbis rêve de l'Atlético Madrid
Rolland Courbis rêve de l'Atlético Madrid

Tout comme il prend également Leicester en exemple, Rolland Courbis avoue qu'il aimerait beaucoup que Rennes devienne un Atlético Madrid à la française. Mais contrairement au club espagnol, il tient d'abord à regagner l'amour du public avant de penser aux ambitions de fin de saison.

A 62 ans, Rolland Courbis est toujours fidèle au poste. Aujourd’hui entraîneur de Rennes, il devrait même reprendre double ou triple ration sur les bancs de L1. « Je pensais arrêter à soixante ans, mais là, je pense que si la santé me le permet, je vais ajouter cinq ou six ans », avoue-t-il dans un long entretien dans l’Equipe dont il profite pour souhaiter bonne chance à Claudio Ranieri dans sa quête de titre avec Leicester. « Ah, ça me ferait plaisir ! » Et pour cause : le surprenant leader de Premier League à l’aube du sprint final fait partie des exemples sur lesquelles Courbis compte s’appuyer dans son objectif de porter ses nouvelles couleurs le plus haut possible. « Ce que fait Leicester, ça doit aussi donner des idées au Stade Rennais, ne cache pas Courbis, qui reconnaît que sa vraie référence se trouve bien plus au sud de l’Europe : en Espagne. J’aimerais que Rennes soit l’Atlético Madrid du foot français, c'est-à-dire une équipe emmerdante à jouer et difficile à battre. »

Le gentil perdant, Courbis n’en veut plus

L’Atlético occupe aujourd’hui la deuxième place du classement de Liga et s’apprête à disputer un quart de finale cent pour cent espagnol face au Barça en Ligue des Champions. Un tableau de marche à des années-lumière de celui des Bretons pour le moment. Pourtant, la cinquième place de son équipe en championnat laisse Courbis rêveur. « Il sera difficile de déloger Monaco et aussi un Lyon en grande forme. Mais Monaco a ce matelas qui les sécurise un peu, mais pas définitivement. Et je ne vois pas pourquoi Rennes ne réussirait pas son sprint final. » L’Europe, les Bretons, longtemps perçus comme les gentils perdants de L1 (« Je l’ai constaté de l’extérieur. Maintenant, de l’intérieur, je le déplore et je le combats »), y croient, leur entraîneur aussi. Logique sachant que Rennes et sa petite pépite, Ousmane Dembélé, ne sont qu’à deux longueurs du podium. Mais Courbis, qui n’entend par Europe que la Ligue Europa, ne veut pas entendre parler de tour préliminaire. A Montpellier, déjà, il redoutait le cas de figure.

Un petit tacle pour Loulou au passage

« Si c’est quatrième, directement dans les groupes, ça va. S’il faut passer par un tour ou deux, c’est différent (…) Par rapport à cette sixième place (de L1) aux deux tours (de qualification), je m’étais positionné la saison dernière concernant Montpellier, en sachant qu’on ne pourrait pas se renforcer. Tout en faisant le maximum pour l’atteindre, j’avais mis en garde. Il n’aurait pas fallu être étonné de se retrouver 18eme en novembre. Finalement, personne ne s’est dit : ‘’Tiens, Rolland, qui s’est fait traiter de fumiste par son président, il n’avait peut-être pas tort ’’. Heureusement qu’il n’y a pas eu la Ligue Europa, sinon, en était 21eme. » En attendant de voir si une qualification européenne sera toujours dans les cordes de son équipe à quelques journées de la fin, Rolland Courbis préfère s’atteler à avancer au mieux sur son opération séduction auprès du public rennais. Son principal cheval de bataille à son arrivée. « Il s’agissait d’essayer de trouver des améliorations pour que le public rennais puisse repartir du stade content et fier d’avoir supporté une équipe qui mérite d’être supportée, quel que soit le score. » Avec treize buts marqués sur leurs quatre dernières sorties, Rennes et Courbis sont sur la bonne voie. Pour un entraîneur qui devrait déjà être en retraite depuis deux ans, c’est déjà très beau. L’Atlético Madrid peut encore attendre un peu.

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