Roland-Garros: un jeu d'enfants pour Serena et Federer

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UN JEU D'ENFANTS POUR SERENA
UN JEU D'ENFANTS POUR SERENA

par Gregory Blachier

PARIS (Reuters) - Serena Williams et Roger Federer ont donné la leçon mercredi à Roland-Garros où Gaël Monfils, toujours récréatif, s'est joué d'Ernests Gulbis pour le bonheur d'un Central au public rajeuni.

Le Parisien a montré la voie à ses camarades français qui ont, au moins pour ceux dont le niveau exige telle performance, rallié le troisième tour : Jo-Wilfried Tsonga, Gilles Simon, Jérémy Chardy et Julien Benneteau en seront.

Ce dernier rencontrera Roger Federer, un joueur auquel il pose toujours des problèmes. Le Bressan a collé le deuxième joueur mondial deux fois sur six et reste sur un succès, en février, à Rotterdam.

En attendant de se frotter au premier des Français qui espèrent le faire tomber - s'ils tiennent leur rang, Simon puis Tsonga l'attendent d'ici les quarts de finale -, le Suisse a étalé sa science face à l'Indien Somdev Devvarman.

Trois sets, quatre jeux abandonnés et 81 minutes, Federer s'est montré appliqué et quelques fulgurances ont relevé sa note.

Serena Williams a fait tout aussi bien face à Caroline Garcia, cette jeune Française à qui Andy Murray a promis, il y a deux ans, de devenir première de la classe. Elle venait de résister longuement à Maria Sharapova sur la terre parisienne.

Mercredi, la Française de 19 ans a commencé par réapprendre à compter sur ses doigts dans le premier set : un, deux, trois, quatre, cinq, six, les jeux ont défilé sans qu'elle ne puisse rien y faire. Si elle s'est ensuite enhardie, elle a compris qu'il lui restait beaucoup de lacunes.

Comme Williams, les meilleures ont réussi l'examen, parfois avec brio. La numéro trois mondiale Victoria Azarenka, qui avait été contrainte d'attendre son premier tour par la pluie mardi, a aisément battu Elena Vesnina, 38e mondiale.

WOZNIACKI, LA CANCRE

La mention très bien est revenue à la Russe Maria Kirilenko (n°12) qui a renvoyé Nina Bratchikova à ses études 6-0 6-1. Pour Petra Kvitova (n°7), rien n'a été facile contre Aravane Rezaï, mais elle a aussi obtenu le droit de continuer.

Chez celles qui jouaient leur deuxième tour, Sara Errani (n°5) et Angelique Kerber (n°8) se sont amusées, comme Agnieszka Radwanska (n°4), néanmoins privée d'un choc contre sa soeur Urszula, éliminée.

Seule Caroline Wozniacki (n°10) a dérapé mais elle venait d'enchaîner les mauvaises notes - trois éliminations au premier tour avant le tournoi -, et la surprise reste relative.

Chez les hommes, le tableau d'honneur n'a souffert d'aucune rature. Pas une tête de série n'est tombée et la plupart d'entre elles ont plutôt récité leur tennis.

David Ferrer, cinquième joueur mondial, n'est pas le plus doué mais son assiduité et son sérieux sont des modèles. Il laisse rarement échapper un exercice à sa portée, comme l'a appris son compatriote Albert Montanes (6-2 6-1 6-3).

Marin Cilic (n°10) a montré au numéro un mondial junior Nick Kyrgios que la cour des grands était encore loin.

Janko Tipsarevic (n°8) au premier tour, Nicolas Almagro (n°11) et Milos Raonic (n°14) au deuxième n'ont pas laissé beaucoup d'espoirs à leurs adversaires français - Nicolas Mahut, Edouard Roger-Vasselin et Michaël Llodra.

Jo-Wilfried Tsonga (n°6) et Gilles Simon (n°15) ont fait leurs devoirs, mais le deuxième a dû revoir son brouillon premier set avant de trouver la solution face au joueur le moins bien classé du tableau, Pablo Cuevas (6-7 6-1 6-1 6-1).

Julien Benneteau s'est imposé un passage par l'infirmerie au quatrième set et a fini par s'imposer en cinq manches.

Enfin Gaël Monfils continue d'étonner. Perdu dans les bas fonds du classement il y a encore quelques mois, la faute à un genou récalcitrant, il a ravi le Central en rappelant au surdoué Ernests Gulbis que le talent ne suffit pas.

L'élastique Monfils a couru partout, s'est bien dépensé - il a dit lui-même être épuisé après la partie - mais il y avait en face un jeune homme plus turbulent et plus enclin aux caprices. Gulbis a fini par craquer.

L'arbitre n'a même pas confisqué au Parisien le téléphone qu'il a sorti de son sac pour filmer la "ola".

Edité par Olivier Guillemain

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