Roland-Garros: Tsonga ambitieux mais sans verser dans l'euphorie

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TSONGA AMBITIEUX MAIS SANS VERSER DANS L'EUPHORIE
TSONGA AMBITIEUX MAIS SANS VERSER DANS L'EUPHORIE

par Simon Carraud

PARIS (Reuters) - La victoire de Jo-Wilfried Tsonga sur l'ancien numéro un mondial Roger Federer en quarts de finale de Roland-Garros, mardi, a donné des idées à l'ambitieux Français.

"Evidemment, quand on bat Federer, on se dit que ça peut beaucoup plus loin", a dit à la presse le numéro huit mondial qui n'a jamais fait mystère de son envie de remporter un jour un tournoi du Grand Chelem.

L'espoir de gagner deux matches de plus a toutefois son revers: il lui interdit de verser dans l'euphorie après ce quatrième succès contre le recordman des victoires dans les tournois majeurs (7-5 6-3 6-3).

"Malheureusement, je ne peux pas faire la fête, je ne peux pas crier victoire. C'est très bien, c'est génial, je suis super content mais le tournoi continue", a-t-il ajouté.

"Le plus important à l'heure qu'il est, c'est de rester dans ma routine, dans ce que j'ai fait jusque-là et d'aborder le prochain match du mieux possible."

Vendredi, il affrontera David Ferrer, condensé à lui seul du tennis espagnol, pas toujours flamboyant mais endurant et très solide en fond de court, en particulier sur terre battue.

"DES BULLES DANS MON EAU"

Mais la perspective de rencontrer le cinquième joueur mondial ne l'effraie pas plus que ça. D'autant qu'il pense avoir dans sa manche les arguments pour se mesurer à l'Espagnol, et même pour le battre.

"J'ai les armes qu'il faut. Je suis de plus en plus régulier, je frappe beaucoup plus fort que lui, je sers beaucoup mieux que lui", a-t-il dit.

Autre atout: l'expérience, qui lui faisait encore défaut quand il a atteint la finale la finale de l'Open d'Australie il y a cinq ans puis les demi-finales du même tournoi et celles de Wimbledon.

"Je commence à avoir plus d'expérience sur ce genre de moments parce que j'en ai vécu quelques uns. J'ai battu Roger à Wimbledon en quarts de finale (2011). Je m'étais quand même dit: 'ce coup-ci, je peux aller au bout.'"

De quoi le maintenir sur terre: "Je sais que se réjouir de ce genre de match, c'est bien, mais ça prend beaucoup d'énergie. L'important pour moi c'est de rester dedans pour aller plus loin."

Tout juste a-t-il prévu de "mettre un peu de bulles dans (son) eau".

Car, pour succéder à Yannick Noah, dernier Français couronné à Paris il y a trente ans, il faudra de toute façon passer par une finale très relevée, probablement contre l'Espagnol Rafael Nadal ou l'actuel numéro un mondial, Novak Djokovic, s'ils se retrouvent comme attendu en demi-finale.

Edité par Grégory Blachier

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