Roland-Garros: trois favorites pour briser la série de surprises

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Roland-Garros: trois favorites pour briser la série de surprises
Roland-Garros: trois favorites pour briser la série de surprises

par Olivier Guillemain

PARIS (Reuters) - Deux joueuses inattendues ont été sacrées à Roland-Garros en 2010 et 2011 mais cette année Serena Williams, Maria Sharapova et Victoria Azarenka espèrent bien briser cette série en cours au tournoi de la Porte d'Auteuil, qui commence dimanche.

Il y a deux ans, Francesca Schiavone avait atteint le sommet de sa carrière en s'imposant à Paris pour sa première finale en Grand Chelem, déjouant ainsi tous les pronostics.

L'année dernière, l'Italienne avait failli rééditer l'exploit mais une autre joueuse que personne n'attendait était venue jouer les trouble-fête en finale, Li Na, première Chinoise à remporter un tournoi du Grand Chelem en simple.

A l'aube de ces Internationaux de France 2012, trois favorites entendent ne pas se laisser voler la vedette au moment de soulever la coupe sur le court Philippe-Chatrier.

À commencer par la numéro deux mondiale, la Russe Maria Sharapova, au palmarès de laquelle seul Roland-Garros manque en Grand Chelem. La Russe, qui entretient avec la terre battue une relation compliquée, reste cette saison sur une série de 12 victoires pour une défaite sur cette surface.

Son titre dimanche à Rome et celui acquis fin avril à Stuttgart font de celle qui comparait jadis ses déplacements sur terre battue à ceux d'"une vache sur la glace" la prétendante la plus sérieuse au sacre Porte d'Auteuil.

"JE GLISSE MIEUX"

"J'ai fait beaucoup de progrès sur cette surface, notamment sur le plan mental et en terme de patience", a-t-elle expliqué le week-end dernier à l'issue de sa finale victorieuse en Italie, où elle a vaincu Li Na en trois sets accrochés.

"Je n'ai quasiment rien changé dans mon jeu mais je bouge mieux et je glisse mieux. Mon service est également plus performant."

Seule joueuse parvenue cette saison à battre Maria Sharapova sur l'ocre, Serena Williams est revenue à son meilleur niveau alors qu'il y a encore quelques mois on la croyait perdue pour le tennis en raison de son état de santé.

Dix ans après son premier titre à Paris, l'Américaine reste sur une série de 17 victoires consécutives sur terre battue, dont deux titres à Charleston et à Madrid.

Cette série n'a été contrariée que la semaine dernière, lorsqu'elle a déclaré forfait pour les demi-finales du tournoi de Rome, en raison d'un genou douloureux.

Toujours confiante quand il s'agit de disputer un Grand Chelem, celle qui en a déjà remporté treize arrive à Paris, sa "ville préférée", plus déterminée que jamais.

"Je me sens vraiment bien en ce moment. J'ai l'impression que je peux jouer sur n'importe quelle surface. J'aime mon tennis", a-t-elle expliqué récemment.

BARTOLI DANS UNE SÉRIE NOIRE

La troisième favorite de ce tournoi 2012 s'appelle Victoria Azarenka. La nouvelle patronne du circuit WTA a démarré sa saison en trombe en remportant coup sur coup quatre tournois, dont l'Open d'Australie.

La Biélorusse de 22 ans a ensuite entamé sa saison sur terre par une finale à Stuttgart et une autre à Madrid, battue respectivement par Maria Sharapova et Serena Williams.

L'aventure s'est poursuivie à Rome avec un forfait et une polémique lorsqu'elle a annoncé à la dernière minute qu'elle ne jouerait pas son huitième de finale en raison d'une épaule douloureuse. Bien que blessée, Victoria Azarenka a expliqué être allée à Rome pour ne pas être pénalisée au classement WTA et voir ainsi son statut de numéro un mondiale menacé.

Du côté des Françaises, les chances de briller sont faibles.

Demi-finaliste l'année dernière, la meilleure d'entre elles, Marion Bartoli, reste sur une série noire. Sa saison sur terre battue se résume à trois huitièmes de finale perdus, à Charleston, Stuttgart et à Bruxelles, et à deux éliminations dès son entrée en lice dans les tournois de Madrid et de Rome.

L'an dernier, la numéro huit mondiale était arrivée à Roland-Garros dans des conditions à peu près similaires et avait atteint le dernier carré, là encore pour une demi-finale inattendue.

Avec Martyn Herman, édité par Gilles Trequesser

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