Roland-Garros: sept personnes en garde à vue après des incidents

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SEPT PERSONNES EN GARDE À VUE APRÈS DES INCIDENTS À ROLAND-GARROS
SEPT PERSONNES EN GARDE À VUE APRÈS DES INCIDENTS À ROLAND-GARROS

PARIS (Reuters) - Sept personnes ont été placées en garde à vue dimanche soir après avoir perturbé la finale du tournoi de tennis de Roland-Garros, vraisemblablement pour protester contre la légalisation du mariage homosexuel, a-t-on appris de source policière.

Plusieurs personnes ont brièvement interrompu le match entre les Espagnols Rafael Nadal et David Ferrer, dont une s'est introduite sur le court Central avec un fumigène.

"Douze individus ont tenté de perturber le bon déroulement du match. Ils ont été appréhendés par le service de sécurité du tournoi puis remis aux policiers", a-t-on dit de source policière.

Sept d'entre eux ont été placés en garde à vue pour introduction de fumigène dans une enceinte sportive, précise-t-on de même source. Les cinq autres ont été remis en liberté.

La direction du tournoi n'avait pas porté plainte dimanche en fin d'après-midi.

Les manifestations contre le mariage homosexuel, soutenues par la droite et l'extrême-droite, se sont multipliées depuis le début des débats sur cette loi symbolique et continuent malgré l'adoption du texte et la célébration des premières unions.

Des violences se sont régulièrement produites en marge de ces rassemblements, ce qui n'a pas été le cas dimanche à Roland-Garros où les incidents n'ont fait ni dégâts ni blessé.

"HOLLANDE DÉMISSION"

La rencontre a été perturbée une première fois depuis les tribunes supérieures du Central, où une banderole en anglais "France tramples on children's rights" ("la France bafoue les droits des enfants") a été déployée par deux jeunes gens.

Quelques minutes plus tard, deux hommes masqués et le torse nu, un message semblable inscrit sur l'abdomen, se sont levés de leurs sièges situés dans les premiers rangs, derrière les bancs des joueurs et la chaise de l'arbitre.

L'un d'eux a réussi à allumer un fumigène et enjamber les panneaux séparant le court de la tribune avant d'être intercepté par les services de sécurité.

Au même moment, six autres personnes également en possession de fumigènes déployaient sur la façade du court Suzanne-Lenglen, situé de l'autre côté du site, une banderole sur laquelle on pouvait lire "Hollande démission".

Leur présence pose la question des contrôles de sécurité à l'entrée du site mais le directeur du tournoi, Gilbert Ysern, voulait d'abord retenir la façon dont l'incident a été contenu.

"Ce genre de choses est toujours regrettable mais ça a été remarquablement maîtrisé par notre service de sécurité", a-t-il dit aux journalistes. "Dans un événement sportif, le risque zéro n'existe pas. Maintenant, la police va faire son travail."

"Spontanément, tu as la trouille, mais là, on a été très vite rassurés. (Ferrer et Nadal) ont banalisé le truc. Ces gens sont des gougnafiers", a-t-il ajouté.

La finale a repris son cours après ces incidents et s'est achevée sur la victoire de Rafael Nadal, devenu le premier joueur à remporter huit fois le même tournoi du Grand Chelem depuis le début de l'ère Open en 1968.

Grégory Blachier, avec Chrystel Boulet-Euchin, Simon Carraud, Sophie Louet et Danielle Rouquié

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