Roland-Garros: Sara Errani en quart, au courage

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SARA ERRANI PREND SA PLACE POUR LES QUARTS DE FINALE
SARA ERRANI PREND SA PLACE POUR LES QUARTS DE FINALE

PARIS (Reuters) - La finaliste de Roland-Garros 2012, Sara Errani, s'est battue avec son corps et surtout avec courage dimanche pour décrocher une place en quarts de finale du tournoi parisien.

L'Italienne, qui a dû faire appel à un médecin et à un kinésithérapeute à la fin de la première manche, s'est finalement imposée 5-7 6-4 6-3 face à l'Espagnole Carla Suarez Navarro.

La numéro cinq mondiale rencontrera au prochain tour la Polonaise Agnieszka Radwanska (n°4) ou la Serbe Ana Ivanovic (n°14), qui ont fait leur entrée sur le court Suzanne-Lenglen juste après la victoire de l'Italienne.

Les deux joueuses, qui s'étaient déjà affrontées à trois reprises cette saison avant dimanche, ont régalé le public du "Central bis" dans la première manche en se rendant coups pour coups depuis leur ligne de fond de court.

A 5-5, un petit vent de panique a toutefois parcouru les gradins lorsque l'Italienne, entre deux points, s'est retrouvée pliée en deux, le souffle coupé.

Errani s'est alors dirigée vers sa chaise, où elle s'est fait masser l'abdomen pendant de longues minutes. De retour sur le court, la native de Bologne a laisser filer la manche, 7-5.

Dans le deuxième set, Errani s'est rapidement remise de ses émotions en menant 2-0 puis a joué avec le feu en concédant quatre jeux d'affilée.

Menée 4-2, la récente demi-finaliste des tournois de Rome et de Madrid s'est rebellée pour finalement s'offrir un troisième set en réglant l'affaire 6-4.

Dans la dernière manche, Errani et Suarez Navarro ont donné corps à la thèse disant qu'au tennis féminin, il est aussi difficile de conserver sa mise en jeu qu'il est facile de remporter celle de son adversaire.

Avec pas moins de cinq breaks, comme dans le précédent, ce dernier set a semblé décousu mais à ce petit jeu-là, l'Italienne qui a su se montrer la plus opportuniste.

En se détachant rapidement 5-1, Errani a écoeuré Suarez Navarro, qui a fini par craquer sur une amortie.

Olivier Guillemain, édité par Grégory Blachier

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