Roland-Garros: "Rien n'est éternel", prévient Rafael Nadal

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RIEN N'EST ACQUIS POUR L'ESPAGNE À ROLAND-GARROS, ESTIME RAFAEL NADAL
RIEN N'EST ACQUIS POUR L'ESPAGNE À ROLAND-GARROS, ESTIME RAFAEL NADAL

par Eric Salliot

ROME (Reuters) - La France n'a plus gagné à Roland-Garros depuis 1983 alors que l'Espagne a raflé 12 des vingt titres mis en jeu depuis 1993, dont sept par le seul Rafael Nadal, qui a bien du mal à s'expliquer cette situation.

Alors qu'il s'apprête à remettre son trophée en jeu sur la lancée de ses deux victoires aux Masters 1000 de Madrid et Rome, l'ancien numéro un mondial s'interroge sur ces séries plus qu'il ne leur trouve de réponses.

"C'est comme cela, je ne sais pas si cela répond à une certaine logique. Trente ans, ce n'est pas une coïncidence mais en Espagne, on a eu une génération exceptionnelle", a dit le Majorquin à Reuters à Rome.

"Ça ne veut pas dire qu'en France, il n'y a pas eu de bonne génération parce que vous avez eu de bons joueurs. Aujourd'hui, vous avez des joueurs fantastiques."

Mais il ne tarde pas à rappeler un principe qui peut, déjà, expliquer en partie la disette française : gagner de grosses épreuves n'est pas donné à tout le monde, encore moins à une époque où trois joueurs - Novak Djokovic, Roger Federer et lui-même, ont gagné 32 des 36 derniers tournois majeurs.

"Décrocher des Grands Chelems et, à un degré moindre, des Masters 1000, c'est très difficile. Tout le succès qu'on a eu chez nous est très difficile à maintenir. Rien ne dit que c'est éternel", prévient-il.

"Regardez la Suède, ils ont eu de sacrés joueurs. Depuis (Robin) Söderling (le seul joueur à avoir battu l'Espagnol à Roland-Garros, en 2009), ils n'ont plus grand-chose... J'espère que ça n'arrivera pas à l'Espagne."

Rafael Nadal n'a pas manqué de souligner que le tennis français disposait d'une organisation forte, que beaucoup de pays lui envient.

"La France a le potentiel d'avoir des vainqueurs de Majeurs. D'autant que vous avez une Fédération puissante. Rien de comparable avec les moyens de notre Fédération", a-t-il conclu.

Edité par Chrystel Boulet-Euchin et Grégory Blachier

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