Roland-Garros: Rafael Nadal semble invincible

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NADAL SEMBLE INVINCIBLE
NADAL SEMBLE INVINCIBLE

par Martyn Herman

LONDRES (Reuters) - En voyant Rafael Nadal tout bousculer sur son passage sur terre battue ces dernières semaines, difficile de penser qu'il pourrait être privé d'un nouveau succès à Roland-Garros, malgré une absence de sept mois sur blessure.

Les titres à Barcelone, Madrid et Rome, où il n'a abandonné que trois sets en route, montrent s'il en était besoin que l'Espagnol de 26 ans reste le grandissime favori pour soulever une huitième fois le trophée du tournoi qui débute dimanche.

Seul le numéro un mondial Novak Djokovic, qui a interrompu la série victorieuse de Nadal à Monte-Carlo en le battant en finale, semble pouvoir lui disputer la Coupe des Mousquetaires mais la confiance du Serbe risque d'être entamée par des défaites prématurées à Madrid et Rome.

Roger Federer peut également compter sur son jeu élégant et David Ferrer, compatriote de Nadal, sur sa puissance pour atteindre les derniers tours, un stade qu'espèrent rejoindre des jeunes pousses comme le Bulgare Grigor Dimitrov.

Mais tous les regards seront naturellement tournés vers Rafael Nadal, une force de la nature qui n'a perdu que deux matches depuis son retour à la compétition en février après sept mois d'absence.

Battu en finale à Vina Del Mar pour son tournoi de reprise, il a ensuite enchaîné avec des succès à Sao Paulo, Acapulco et Indian Wells.

"IL EST REVENU À 100%"

Défait en finale à Monaco par Djokovic, il a vite retrouvé le chemin de la victoire en s'imposant à Barcelone, Madrid et Rome, à chaque fois avec une facilité déconcertante.

Roger Federer, qui s'est vu infliger une leçon de tennis en finale à Rome (6-1 6-3) dimanche dernier, n'est pas surpris par le niveau de jeu de son vieux rival.

"Il n'est pas revenu en étant à 20% de ces capacités, il est revenu à 100%", a dit le Suisse. "Je suis très heureux pour lui. Il est super constant, il gagne des matches et il s'améliore."

Avec une seule défaite à son compteur à Roland-Garros depuis sa première participation en 2005, en 2009 en huitième de finale face à Robin Söderling, Nadal peut s'offrir le luxe d'aborder les premiers tours en toute décontraction.

Mais la suffisance ne semble pas faire partie du vocabulaire de Nadal, bien qu'il accumule victoires et records sur terre.

"Quand j'entre sur le court, je pense toujours que ce qui m'est arrivé lors des huit ou neuf dernières années ne durera pas toujours. Personne ne reste là éternellement et personne ne gagne toujours", a-t-il dit.

"Je ne sais pas quand cela va s'achever et donc j'essaie de faire tout le temps attention pour que cela dure le plus longtemps possible. Je respecte tout le monde et c'est pourquoi j'ai autant de succès tous les ans et que je gagne beaucoup de matches sur cette surface."

"HUMBLE"

"Parfois, je ne joue pas à mon meilleur niveau, je dois me battre et être humble", a-t-il ajouté.

Novak Djokovic, vainqueur en janvier de la première levée du Grand Chelem à l'Open d'Australie, a bénéficié de quelques jours de repos de plus que son rival après des défaites prématurées face à Dimitrov à Madrid et Tomas Berdych à Rome.

Pas de quoi mettre le finaliste 2012 en totale confiance avant le début de la quinzaine de Roland-Garros, seul tournoi majeur manquant à son CV.

"Je crois pouvoir aller loin. Ce sont deux longues semaines et je ne veux faire aucune prévision. J'ai besoin d'être prêt et j'espère y parvenir", a dit le Serbe à Rome.

Si les deux joueurs devaient être placés dans des moitiés de tableau différentes lors du tirage au sort qui aura lieu vendredi, un remake de la finale de l'an passé pourrait être proposé.

D'autant que le tournoi sera privé de deux autres joueurs qui auraient pu prétendre au titre, le Britannique Andy Murray et l'Argentin Juan Martin Del Potro, blessés.

Reste Tomas Berdych.

Le Tchèque, sixième joueur mondial, pourrait jouer les trouble-fête et partir à la conquête de son premier titre en Grand Chelem, comme l'a montré son succès sur Djokovic à Rome.

Chrystel Boulet-Euchin pour le service français, édité par Grégory Blachier

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