Roland-Garros: Nadal mis à l'épreuve, Tsonga libéré

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VICTOIRE FACILE POUR JO-WILFRIED TSONGA À ROLAND-GARROS
VICTOIRE FACILE POUR JO-WILFRIED TSONGA À ROLAND-GARROS

par Gregory Blachier

PARIS (Reuters) - Rafael Nadal avait rarement connu entrée en matière aussi compliquée que lundi à Roland-Garros, où Jo-Wilfried Tsonga a su faire place nette à défaut de bien jouer.

Victorieuse en 2011 sur la terre parisienne, Li Na a aussi été bousculée sur un Central qu'elle a été la première à fouler.

Une fois passé le match de la Chinoise, tête de série n°6, victorieuse en deux manches (6-3 6-4) mais presque deux heures, Nadal a fait son arrivée pour un match relevant, de prime abord, de la formalité.

Face au septuple vainqueur, qui deviendra s'il s'impose cette année le premier joueur à gagner huit fois le même tournoi du Grand Chelem, s'avançait Daniel Brands, 59e mondial avec pour seules références parisiennes quatre défaites au premier tour.

Mais Nadal n'apprécie guère les grands cogneurs sur qui son lift a peu d'effet dès lors que la réussite les accompagne.

Mais le public du court Philippe-Chatrier n'aime rien tant que brûler l'idole espagnole dès lors qu'elle est en danger.

Or l'Allemand a employé au mieux son mètre 96 pendant deux sets, jusqu'à ne pas céder le moindre break, mener une manche à rien et 3-0 dans le tie-break de la deuxième, tandis que les "Daniel, Daniel" tombaient des tribunes.

Puis le Majorquin a serré le jeu, trouvé de la consistance, et Brands s'est fait un peu moins saignant. Le public l'a reconnu, qui a finalement salué la victoire logique du tenant du titre (4-6 7-6 6-4 6-3).

EN ATTENDANT SHARAPOVA

De l'autre côté du stade, sur le court Suzanne-Lenglen, Jo-Wilfried Tsonga a été bien plus à son aise face au Slovène Aljaz Bedene, 80e mondial au palmarès vierge de toute victoire en Grand Chelem.

Le Français, tête de série n°6 et promis à un quart de finale contre Roger Federer que beaucoup jugent à sa portée sur terre battue, n'a eu aucun mal à l'emporter (6-2 6-2 6-3) même s'il a joué, a-t-il dit après-coup, "sans service".

Marin Cilic (n°10) et Kei Nishikori (N°13) ont eux aussi laissé des miettes à leurs adversaires, tandis que Nicolas Almagro (n°11) a dû surmonter une mise en route laborieuse pour venir à bout de l'Autrichien Andreas Haider-Maurer.

En attendant que s'achèvent les matches des Français Paul-Henri Mathieu, contre Jarkko Nieminen, et Gaël Monfils, contre le Tchèque Tomas Berdych (n°5), la sensation du jour est venue de Nick Kyrgios, numéro un mondial junior âgé de 18 ans.

Arrivé dans le tableau sur invitation après le forfait d'un autre Australien, il s'est offert le scalp de Radek Stepanek, 34 ans et ancien huitième mondial, dont la carrière professionnelle avait commencé avant la naissance de son bourreau du jour.

Le tableau féminin a respecté la même ligne : au Central les matches accrochés, au Lenglen les promenades de santé.

Si Li Na a battu laborieusement Anabel Medina-Garrigues - une première sur terre battue après trois défaites -, Agnieszka Radwanska a balayé l'Israélienne Shahar Peer 6-1 6-1.

La Polonaise (n°4), a montré la voie à la Danoise Caroline Wozniacki, n°10 et ancienne numéro un mondiale, qui a fait peu de cas de l'espoir britannique Laura Robson.

La tenante du titre, Maria Sharapova, devait fermer la journée sur le Central face à la joueuse de Taipeh Hsieh Su-wei. Qui comme Brands reste sur quatre éliminations au premier tour.

Edité par Chrystel Boulet-Euchin

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