Roland-Garros: Nadal à l'épreuve, Berdych sorti par Monfils

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ENTRÉE DIFFICILE POUR RAFAEL NADAL À ROLAND-GARROS
ENTRÉE DIFFICILE POUR RAFAEL NADAL À ROLAND-GARROS

par Gregory Blachier

PARIS (Reuters) - Rafael Nadal avait rarement connu entrée en matière aussi compliquée que lundi à Roland-Garros, où Tomas Berdych a été la première victime de marque, terrassé par Gaël Monfils.

Jo-Wilfried Tsonga et Richard Gasquet ont su faire place nette, le premier à défaut de bien jouer, le second avec brio, tandis que Maria Sharapova a aisément entamé la défense de son titre malgré une attente prolongée par le duel Berdych-Monfils.

La Russe, programmée sur le Central, a été renvoyée sur un court Suzanne-Lenglen vidé de ses spectateurs et à peine garni par les badauds encore présents dans les allées du stade.

L'ambiance feutrée qui y a régné pendant que la numéro deux mondiale réglait son compte 6-2 6-1 à Hsieh Su-wei, 42e, a tranché singulièrement avec celle du court Philippe-Chatrier, où Gaël Monfils a fait sensation.

Le Parisien, qui peine à revenir à son meilleur et a reçu une invitation car son classement l'aurait contraint à passer par les qualifications, n'a pas livré le spectacle habituel, fait de glissades, de jets désespérés de raquette ou de grands coups droits de débordement.

Mais son sérieux, sa rage et sa solidité au service ont suffi, avec le bruyant soutien d'un public toujours galvanisé par les apparitions du demi-finaliste 2008, pour faire plier Tomas Berdych, tête de série n°5.

La journée est ainsi allée crescendo sur le Central, que la Chinoise Li Na, victorieuse en 2011, avait été la première à fouler dans les rayons de soleil matinaux.

Une fois passé le match de la tête de série n°6, bousculée par Anabel Medina-Garrigues et victorieuse en deux manches (6-3 6-4) mais presque deux heures, Nadal a fait son arrivée pour un match relevant, de prime abord, de la formalité.

NADAL "JUSTE HEUREUX"

Face au septuple vainqueur, qui deviendra s'il s'impose cette année le premier joueur à gagner huit fois le même tournoi du Grand Chelem, s'avançait Daniel Brands, 59e mondial avec pour seules références parisiennes quatre défaites au premier tour.

Mais Nadal n'apprécie guère les grands cogneurs sur qui son lift a peu d'effet dès lors que la réussite les accompagne.

Mais le public du court Philippe-Chatrier n'aime rien tant que brûler l'idole espagnole dès lors qu'elle est en danger.

Or l'Allemand a employé au mieux son mètre 96 pendant deux sets, jusqu'à ne pas céder le moindre break, mener une manche à rien et 3-0 dans le tie-break de la deuxième, tandis que les "Daniel, Daniel" tombaient des tribunes.

Puis le Majorquin a serré le jeu, trouvé de la consistance, et Brands s'est fait un peu moins saignant. Le public l'a reconnu, qui a finalement salué la victoire logique du tenant du titre, "juste heureux d'être passé".

De l'autre côté du stade, sur le court Suzanne-Lenglen, Jo-Wilfried Tsonga a été bien plus à son aise face au Slovène Aljaz Bedene, 80e mondial au palmarès vierge de toute victoire en Grand Chelem.

Le Français, tête de série n°6 et promis à un quart de finale contre Roger Federer que beaucoup jugent à sa portée sur terre battue, n'a eu aucun mal à l'emporter (6-2 6-2 6-3) même s'il a joué, a-t-il dit après-coup, "sans service".

Richard Gasquet (n°7), Marin Cilic (n°10) et Kei Nishikori (N°13) ont eux aussi laissé des miettes à leurs adversaires, tandis que Nicolas Almagro (n°11) est passé en quatre sets.

Nick Kyrgios, numéro un mondial junior âgé de 18 ans, les a rejoint au deuxième tour en créant la surprise puisque l'invité de dernière minute s'est offert le scalp de Radek Stepanek, 34 ans et ancien huitième mondial, dont la carrière professionnelle avait commencé avant la naissance de son bourreau du jour.

Si le tableau masculin a donc offert au tournoi sa première sensation avec la victoire de Monfils et des émotions avec les larmes de Paul-Henri Mathieu, éprouvé par un combat personnel (voir , le tableau féminin n'a pas connu les mêmes soubresauts.

Li Na, bien que laborieuse, a donc battu pour la première fois Anabel Medina-Garrigues sur terre battue après trois défaites, et sur le Lenglen, les favorites ont tenu leur rang.

Agnieszka Radwanska (n°4) a balayé l'Israélienne Shahar Peer 6-1 6-1, Caroline Wozniacki, n°10 et ex-numéro un mondiale, a fait peu de cas de l'espoir britannique Laura Robson et Sharapova a maîtrisé avant la tombée de la nuit.

Edité par Chrystel Boulet-Euchin

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