Roland-Garros: Monfils ne ment pas, ses IRM non plus

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MONFILS PERSISTE ET SIGNE
MONFILS PERSISTE ET SIGNE

par Olivier Guillemain

PARIS (Reuters) - Gaël Monfils a un genou en vrac, ressent une fatigue immense et pourtant, il est toujours en vie après deux tours à Roland-Garros. Son secret ? Il se dope à l'adrénaline et à l'ambiance du tournoi qui se dispute dans sa ville natale.

"Je me sens super bien ici, c'est mon pays. J'ai une énergie différente. Mon état d'esprit est bon, il y a ma famille, mes amis et le public est là à 100%, il me suit. C'est absolument fabuleux", a-t-il dit après sa victoire sur Ernests Gulbis.

Demi-finaliste du tournoi en 2008, Monfils semble imperméable aux attentes du public parisien, qui se cherche un héros depuis l'exploit de Yannick Noah il y a trente ans et dont la ferveur peut parfois peser lourd sur les épaules des joueurs français, à l'heure d'entrer sur le court.

"Je la vois cette pression mais je la prends de façon positive. C'est peut-être pour cela que j'ai de bons résultats ici."

"L'IRM NE MENT PAS"

Le Français brille depuis le début de la quinzaine. Après avoir écarté le numéro six mondial Tomas Berdych au premier tour, il s'est qualifié avec autorité mercredi, face à l'un des joueurs en forme du circuit, qui a donné il y a peu quelques frissons à Rafael Nadal à Rome.

Malgré ces bons débuts, Monfils reste perplexe, lui, l'ancien Top 10 qui se bat depuis plusieurs mois avec des problèmes physiques qui l'ont fait retomber au-delà de la centième place à l'ATP - il est aujourd'hui 81e.

"Avec l'adrénaline, j'arrive à contenir mais honnêtement j'ai une vraie fatigue. Le soir je suis fatigué, le matin je me lève et j'ai le corps un peu plus lourd", a-t-il reconnu.

"J'aimerais bien arriver en ayant gagné des Masters, en étant 'fresh' mais ça n'arrive pas. A chaque fois j'arrive avec une IRM qui dit que j'ai le genou pété. L'IRM ne ment pas. Je viens de faire Bordeaux, Nice... J'arrive, je suis mort, je ne vais pas dire que je suis trop bien !", a-t-il poursuivi.

"Je m'inquiète toujours autant. Je suis fatigué, j'essaie de ne pas le montrer. Comment je peux l'expliquer ? Je n'ai aucune idée."

"Tous les jours sont durs pour moi. La fatigue, ça ne part pas du jour au lendemain. Le meilleur moyen pour récupérer, c'est de se reposer, chose que je ne fais pas."

Alors comment fait-il pour oublier la douleur ? Il essaye "tout simplement de ne pas y penser".

Edité par Grégory Blachier

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