Roland-Garros: Monfils fait faux bond à Tsonga et Simon

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TSONGA SORT CHARDY
TSONGA SORT CHARDY

PARIS (Reuters) - Jo-Wilfried Tsonga et Richard Gasquet ont brillé vendredi à Roland-Garros où Gilles Simon a soufflé le chaud et le froid avant de se qualifier et Gaël Monfils, à force de jouer avec le feu, a fini par se consumer.

Comme les deux derniers, Marion Bartoli semble plus à l'aise quand il faut aller au charbon, puisqu'elle poursuivra sa route au troisième tour, stade auquel Virginie Razzano s'est logiquement arrêtée face à l'ancienne vainqueur Ana Ivanovic.

A l'approche de la fin de la première semaine, à laquelle il est rare de voir survivre beaucoup de joueurs français, une chose est certaine : le record de cinq représentants en huitièmes de finale du tableau masculin ne sera pas égalé.

Deux d'entre eux y sont déjà, Jo-Wilfried Tsonga et Gilles Simon. Le premier a été convaincant face à Jérémy Chardy, le second a encore cédé à sa mauvaise manie d'entrer dans le match à l'envers et d'en sortir in extremis en vainqueur.

L'affiche française du jour entre Tsonga et Chardy, dotés l'un comme l'autre d'un coup droit qui déménage, a tourné court.

La faute au premier, tête de série n°6 particulièrement efficace au moment d'assumer son statut de numéro un national.

La faute au second, qui n'a pas opposé la résistance d'un 27e mondial, a été souvent débordé et pas assez précis. "Sur l'ensemble du match, finalement, je n'ai pas été trop inquiété", a résumé Tsonga.

MONFILS TOMBE SUR "TROP FORT"

Inquiet, Gilles Simon l'a été, et plus que ça.

Le Niçois a arraché un tie-break dans la quatrième manche alors qu'il était mené deux sets à un et, face à un serveur de la trempe de Sam Querrey, 20e joueur mondial de presque deux mètres, les jeux décisifs sont rarement une sinécure.

Mais Simon s'est accroché comme il l'a toujours fait sur ce court n°2 qu'il affectionne. Et comme au premier tour, lorsqu'il était mené deux sets à zéro par Lleyton Hewitt, il a gagné.

Le bilan de Simon - 14 sets joués et presque neuf heures passées sur les courts - risque de peser lourd en huitièmes face à Roger Federer, impérial d'aisance face à Julien Benneteau.

Le Bressan, tête de série n°30 et gêné par une pubalgie qui s'est réveillée en début de tournoi, a fait ce qu'il a pu mais c'était trop peu. Il ressort frustré d'un parcours sans éclats ni coup d'éclat.

Dernier des quatre Français à pouvoir se qualifier pour les huitièmes dès vendredi, Gaël Monfils s'est manqué. La surprise du début de tournoi, qui avait déboulonné Tomas Berdych (n°5) au premier tour et écoeuré Ernests Gulbis au deuxième, est tombé sur un autre vaillant combattant du jeu, Tommy Robredo.

L'Espagnol, ancien cinquième mondial et quatre fois quart de finaliste à Paris, absent en 2011 et 2012 sur blessure, est un autre de ces joueurs endurants et jamais battus.

Le Français, qui a servi pour le match à 5-4 au quatrième set et s'est procuré quatre occasions de conclure, l'a appris à ses dépens. "Il était trop fort pour moi. Il a mieux joué que moi", a reconnu Monfils.

Le Parisien n'a donc pas rejoint Tsonga et Simon en huitièmes de finale, ce que fera peut-être un resplendissant Richard Gasquet.

Le Biterrois, dont le deuxième tour prévu jeudi avait été reporté à cause des retards causés par la pluie, avait certes avec Michal Przysiezny un adversaire au pedigree modeste - 133e mondial et issu des qualifications.

Il a toutefois livré un match superbe (6-3 6-3 6-0) et a économisé ses forces, une bonne chose avant de revenir samedi pour affronter Nikolay Davydenko.

L'économie n'est pas la matière favorite de Marion Bartoli, revenue de loin au premier tour et à nouveau en danger face à la qualifiée colombienne Mariana Duque-Marino, 162e mondiale. Mais la numéro un française y voyait surtout du positif.

"J'arrive comme il y a deux ans, où les matches étaient très serrés la première semaine, avant de me libérer", a-t-elle souligné. Il y a deux ans, elle était allée en demi-finales.

Gregory Blachier edité par Jean-Paul Couret

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