Roland-Garros: Monfils et Benneteau à l'énergie, Tsonga serein

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BENNETEAU À L'ÉNERGIE
BENNETEAU À L'ÉNERGIE

par Chrystel Boulet-Euchin

PARIS (Reuters) - Gaël Monfils et Julien Benneteau ont dû puiser dans leurs réserves mercredi pour franchir le deuxième tour de Roland-Garros, contrairement à Jo-Wilfried Tsonga, Gilles Simon et Jérémy Chardy, qui ont connu un après-midi plus calme.

Benoît Paire a lui terminé victorieusement son premier tour entamé la veille, alors que Virginie Razzano a passé le deuxième écueil montrant ainsi la voie aux deux dernières Françaises encore en lice, Marion Bartoli et Alizé Cornet, qui joueront jeudi.

La journée a vu les Français attendus répondre présents, à commencer par le meilleur d'entre eux, Jo-Wilfried Tsonga, tête de série n°6, vainqueur 7-6 6-4 6-3 du Finlandais Jarkko Nieminen.

Il va devoir désormais se mesurer à l'un de ses compatriotes, Jérémy Chardy (n°25), vainqueur de l'Espagnol Roberto Batista Agut sur le score de 6-1 7-5 6-4.

"Je le connais bien. Il a deux ans de plus que moi. Quand on était plus petit, cela nous est arrivé de tourner ensemble. Je le connais depuis longtemps. C'est un mec sympa. Maintenant, on est adversaire et même si on s'entend bien, on va tous les deux vouloir gagner", a dit Chardy, huitième de finaliste en 2008.

Gaël Monfils n'est pas avare quant il s'agit de débauche d'énergie et l'a encore prouvé face au Letton Ernests Gulbis, lui aussi capable de tout sur un terrain. Le Parisien l'a finalement emporté 6-7 6-4 7-6 6-2.

BENNETEAU TOUCHÉ MAIS PAS COULÉ

Avant d'affronter l'Espagnol Tommy Robredo (n°32), il aura laissé moins de plumes dans la bataille que Julien Benneteau (n°30) qui a frôlé la sortie face à l'Allemand Tobias Kamke.

Diminué par une pubalgie, il a été mené 2-0 dans le set décisif avant de s'imposer. Reste que trois heures 59 passées sur le court risque de peser lourd lors de ses retrouvailles avec Roger Federer, troisième mondial.

Gilles Simon (n°15) a de son côté mis un set à se régler avant de prendre la mesure de l'Uruguayen Pablo Cuevas et de l'expédier au vestiaire 6-7 6-1 6-1 6-1.

Benoît Paire en était encore à l'étage au-dessous, son premier tour ayant été interrompu par la nuit mardi. Malmené par Marcos Baghdatis la veille, il a fait montre d'autorité pour conclure.

La tête de série n°24 devra remettre son ouvrage sur le métier dès jeudi face au Polonais Lukasz Kubot, un adversaire largement à sa portée puisque classé 107e mondial.

Virginie Razzano, 30 ans et tombeuse l'an passé de la numéro un mondiale Serena Williams au premier tour, est toujours là.

Bénéficiaire d'une invitation - elle est 178e mondiale -, elle a cédé la première manche avant de mettre un terme à la carrière de la Slovaque Zuzana Kucova, 4-6 6-2 6-0.

RAZZANO-IVANOVIC AU PROGRAMME

Elle a désormais rendez-vous avec Ana Ivanovic, victorieuse à Paris en 2008, année où elle fut également numéro un mondiale. La Serbe n'a eu aucune pitié pour une autre Française, Mathilde Johansson, dominée 6-2 6-2.

Caroline Garcia n'est, elle, pas parvenu à rééditer l'exploit de Razzano et a été sèchement renvoyée à ses études par la cadette des soeurs Williams (6-1 6-2).

Chez les hommes, le deuxième tour a été fatal à Edouard Roger-Vasselin et Michaël Llodra, tout deux opposés à des joueurs bien mieux classés qu'eux.

Roger-Vasselin, 65e à l'ATP, n'a rien pu faire face à l'Espagnol Nicolas Almagro, tête de série n°11 et vainqueur 6-2 6-4 6-3. Michaël Llodra a arraché un set au Canadien Milos Raonic, n°14, avant de voir la porte se refermer.

Parmi les recalés du premier tour se trouvent chez les hommes Maxime Teixera, qui avait vu son match contre le Polonais Lukasz Kubot interrompu mardi, et Nicolas Mahut, victime de la tête de série n°8, le Serbe Jankko Tipsarevic. (Voir

Chez les femmes, Aravane Rezaï s'est également inclinée dès son entrée en lice non sans avoir bousculé la Tchèque Petra Kvitova, n°7, et a avoué avoir eu "peur de gagner".

Elle a également annoncé qu'elle travaillait de nouveau, depuis une semaine, avec son père, dont elle est restée séparée pendant deux ans et demi.

Edité par Grégory Blachier

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