Roland-Garros: Jo-Wilfried Tsonga concentré sur lui-même

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JO-WILFRIED TSONGA SE CONCENTRE SUR SON PREMIER ADVERSAIRE À ROLAND-GARROS
JO-WILFRIED TSONGA SE CONCENTRE SUR SON PREMIER ADVERSAIRE À ROLAND-GARROS

par Chrystel Boulet-Euchin

PARIS (Reuters) - Jo-Wilfried Tsonga va entamer son sixième Roland-Garros dans l'inconnu quant à ses futurs adversaires mais avec la certitude d'avoir progressé.

Il ne connaît du premier, le Slovène Eljaz Bedene, que le nom. Quant aux identités de ceux qu'il pourrait croiser ensuite, il les ignore, s'étant refusé à regarder plus loin dans le tableau, comme Novak Djokovic.

"J'ai juste regardé mon premier tour, c'est le plus important. Je joue Bedene - je ne sais même pas comment ça se prononce. Je ne le connais pas mais j'ai quelques jours pour me renseigner", a dit Tsonga, arrivé en conférence de presse vêtu du costume de l'équipe de France de Coupe Davis.

"Les tours, on essaie de les prendre un par un. Dans une compétition comme celle-là qui dure 15 jours, il faut prendre chaque match de façon singulière. Dans quelle partie de tableau je suis ? Heu... David Ferrer. Non, franchement je ne sais pas".

Effectivement, puisqu'il se trouve dans le quart de tableau de Roger Federer. Quant à son premier adversaire, il a 23 ans, il est 84e mondial et a un palmarès bien maigre puisqu'il n'a jamais fait mieux qu'une demi-finale sur le circuit principal, en janvier dernier à Chennai.

En revanche, il vient de s'adjuger le challenger de Rome.

Pas de quoi inquiéter outre mesure Tsonga, tête de série n°6, qui se dit "en pleine forme" et à l'aise Porte d'Auteuil.

"JE ME SUIS DONNÉ À FOND"

"Je n'ai aucune surface de prédilection. J'aime jouer partout. Je suis de plus en plus à l'aise sur la terre battue, c'est une surface que j'aime beaucoup, sur laquelle j'ai grandi", rappelle le numéro un français.

L'an passé, à Roland-Garros, Jo-Wilfried Tsonga avait frôlé sa première demi-finale en se procurant des balles de match en quart face à Novak Djokovic. Rageant, mais il n'en garde aucune amertume, au contraire.

"Cela me permet d'y croire encore plus, de me dire que l'année dernière je n'étais qu'à un point d'atteindre le dernier carré (...) C'était quelque part positif de savoir que je suis capable de rivaliser avec ce genre de joueurs", a-t-il dit.

Il avait alors mis sa défaite en partie sur le compte d'un déficit physique par rapport à son adversaire, qu'il estime avoir comblé aujourd'hui.

"J'ai fait tout ce qui était possible pour essayer de progresser, j'ai pris un coach pour m'entraîner plus rigoureusement, avoir un équilibre dans mes entraînements et surtout, je me suis donné à fond", assure-t-il.

"J'essaie de mettre toutes les chances de mon côté pour rivaliser avec ce genre de joueurs. Je pense sincèrement avoir franchi un cap physiquement. J'attends les répercussions sur le terrain, les récompenses de tout ce travail que j'ai fourni ces derniers mois. Je n'ai pas de doute sur le fait qu'à un moment donné cela va payer."

À Paris ?

Edité par Grégory Blachier

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