Roland-Garros: exploit de Monfils, Tsonga et Gasquet efficaces

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JO-WILFRIED TSONGA SANS SOUCI À ROLAND-GARROS
JO-WILFRIED TSONGA SANS SOUCI À ROLAND-GARROS

par Chrystel Boulet-Euchin

PARIS (Reuters) - Gaël Monfils a une nouvelle fois enflammé Roland-Garros lundi en réalisant l'exploit de battre Tomas Berdych, tête de série n°5, pour rejoindre au deuxième tour les deux fers de lance du tennis français, Jo-Wilfried Tsonga et Richard Gasquet.

Ces deux-là ont affiché leurs ambitions en réussissant parfaitement leur entrée mais Monfils a de nouveau montré ses capacités à puiser au fond de lui dès qu'il retrouve "sa" terre parisienne.

Face au Tchèque, sixième mondial, Monfils a mené deux sets à rien, avant de laisser son rival recoller à deux manches partout. Il a encore dû écarter des balles de break dans le set décisif avant de l'emporter au bout de quatre heures.

"Je savais que j'allais devoir courir et je me suis beaucoup battu", a dit sur le court Monfils qui sera opposé pour une place en 16e de finale au Letton Ernests Gulbis, 40e à l'ATP.

Plus tôt Jo-Wilfried Tsonga, bien qu'en panne de service, n'avait eu aucune difficulté à se défaire en trois sets du Slovène Aljaz Bedene, 80e mondial.

Le huitième joueur mondial a reconnu que sa mise en jeu n'avait pas fonctionné mais il était satisfait des autres compartiments de son jeu qui lui ont permis de "compenser".

Il rencontrera Jarkko Nieminen, poussé aux cinq sets par Paul-Henri Mathieu qui s'est effondré en conférence de presse à l'évocation de sa compagne, grièvement malade.

BENNETEAU VEUT "ASSUMER"

Richard Gasquet n'a pas mis longtemps à rejoindre Tsonga, se montrant tout aussi efficace et rapide pour se défaire l'Ukrainien Sergiy Stakhovsky.

Tête de série n°7, il a montré une belle sérénité et dit vouloir "aller loin dans le tournoi".

Julien Benneteau a, lui aussi, tenu son rang de tête de série n°30 mais il a laissé un set en route et a dû disputer deux tie-break lors contre le Lituanien Ricardas Berankis.

"J'aurais pu ou dû gagner en trois sets", a-t-il commenté.

Il rencontrera au prochain tour l'Allemand Tobias Kamke, 72e à l'ATP : "Je sais que les gens, sur le papier, pensent que je suis favori. Ils ont raison, à moi d'assumer ce rôle".

Edouard Roger-Vasselin avait été le premier Français du jour à emprunter la route de la victoire, sur le court n°2, où il a battu en quatre manches l'Argentin Martin Alund.

En 2007, il avait atteint le troisième tour, son meilleur résultat porte d'Auteuil, lors de sa première participation. Sa victoire de lundi lui permet d'égaler ses performances de 2010 et 2011 et il espère retrouver les 16es de finale. Mais la tâche s'annonce difficile face à l'Espagnol Nicolas Almagro, tête de série n°11.

Mathilde Johansson lui a succédé sur le court et en est, elle aussi, sortie victorieuse. Elle a battu la Sud-Africaine Chanelle Scheppers et la prochaine étape s'annonce difficile face à Ana Ivanovic, n°14 et sacrée à Paris en 2008, année où elle fut également numéro un mondiale.

MANNARINO LAISSE FILER L'OCCASION

"Je l'ai déjà jouée l'année dernière à Madrid (défaite 6-4 6-1). Je sais un peu à quoi m'attendre. Ce match, je veux vraiment y aller à fond, croire en mes chances, produire ce que j'ai produit aujourd'hui, j'ai envie de dire peu importe l'adversaire", a dit Johansson, 28 ans et 98e mondiale.

Dans la catégorie des malheureux du jour, Adrian Mannarino, invité des organisateurs, a laissé échapper une belle occasion de franchir enfin le premier tour qu'il disputait pour la cinquième fois.

Il a semblé prendre la mesure de son adversaire, l'Uruguayen Pablo Cuevas, 762e mondial mais qui bénéficie d'un classement protégé après deux ans d'absence.

Le Français a mené 5-2 dans le set décisif, s'est procuré deux balles de match qu'il a sabotées d'un revers trop long et d'une attaque dans le filet et a fini par s'incliner.

"Je ne suis pas véritablement un joueur de terre battue, j'ai essayé de m'accrocher et de me battre sur le court aujourd'hui", a plaidé le 110e mondial.

Exit également Kenny de Schepper, 91e, battu en quatre sets par le Néerlandais Robin Haase, Stéphanie Foretz-Gacon, bénéficiaire d'un wild-card, et Pauline Parmentier, 99e, toutes deux balayées par des joueuses mieux classées.

Edité par Grégory Blachier

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