Roland-Garros: Bartoli sortie, Tsonga et Clément en sursis

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Roland-Garros: Bartoli sortie, Tsonga et Clément en sursis
Roland-Garros: Bartoli sortie, Tsonga et Clément en sursis

par Eric Salliot

PARIS (Reuters) - Gilles Simon, tête de série n°11, Nicolas Devilder, Nicolas Mahut et Mathilde Johansson se sont hissés en 16e de finale de Roland-Garros à l'issue d'un mercredi orageux qui a vu l'interruption des rencontres peu après 20h00.

L'averse a offert un sursis à Arnaud Clément, 139e mondial et bénéficiaire d'une wild-card, mené 5-1 dans le cinquième set par le Belge David Goffin, 109e mondial et lucky loser.

Jo-Wilfried Tsonga, cinquième mondial, se trouvait également en ballottage - mais moins périlleux - face à l'Allemand Cedrik-Marcel Stebe, 91e à l'ATP. Après avoir empoché tranquillement la première manche, le Français a été rejoint au score (6-2 4-6 1-1).

Gilles Simon, 12e, n'a pas eu la tâche facile face à l'Américain Brian Baker, 141e et invité par les organisateurs. Le Français a remporté le huitième match de sa carrière en cinq sets (6-4 6-1 6-7 1-6 6-0).

Son expérience a fait la différence car Brian Baker découvrait cette longue distance.

"Je me suis dit qu'il n'aurait pas l'habitude d'un match aussi long mais j'ai vite changé d'avis. J'ai choisi de baisser d'intensité pour en remettre un coup au début du cinquième set", a expliqué Gilles Simon.

Au troisième tour, le Niçois affrontera le Suisse Stanislas Wawrinka (n°18), lequel avait douché les illusions de Jo-Wilfried Tsonga l'an passé sur le Central.

Nicolas Devilder, 286e mondial et issu des qualifications, a remporté un match à sa portée face à l'Allemand Michael Berrer lui aussi qualifié.

"La belle aventure continue. A 32 ans, c'est mon meilleur résultat en Grand Chelem", a déclaré Devilder.

"Après la balle de match, je jette ma raquette en l'air et j'ai peur de blesser un ramasseur! Mais on lâche tout, on ne contrôle plus rien, c'est une sensation incroyable. Il y a eu des galères et je ne regrette pas de m'être accroché. Je ne voulais pas avoir de regrets."

Au troisième tour, il se mesurera à Novak Djokovic mais le Landais sait que l'affaire ne sera pas simple: "Jouer le numéro un mondial, c'est fabuleux, ça va rester gravé, mais je ne cache pas que ça va être compliqué."

"PLUS ON JOUE FEDERER, PLUS C'EST BON SIGNE"

Nicolas Mahut, 89e mondial, a bataillé pour éliminer le Slovaque Martin Kilizan en quatre manches (4-6 6-4 7-6 6-3). Le Français, qui n'avait remporté jusqu'alors qu'un match en neuf participations porte d'Auteuil, avait de la peine à réaliser sa performance.

"Le 11e jeu du troisième set est crucial car je sauve quatre balles de break. Maintenant, c'est Roger. Plus on joue Federer, plus c'est bon signe pour un joueur de mon classement, ça veut dire qu'on dispute les mêmes tournois que lui", a-t-il souligné.

A 30 ans, c'est seulement la troisième fois de sa carrière que l'attaquant angevin atteint le troisième tour d'un Grand Chelem, après Wimbledon 2006 et l'Open d'Australie, cette année.

Michaël Llodra, Edouard Roger-Vasselin et Florent Serra ont tous trois été éliminés, respectivement par le Tchèque Tomas Berdych (n°7), l'Argentin Juan Martin Del Potro (n°9) et le Polonais Lukasz Kubot.

Dans le tableau féminin, Marion Bartoli (n°8) a subi une élimination dès le deuxième tour face à la Croate Petra Martic, 50e mondiale, en trois sets (6-2 3-6 6-3). Demi-finaliste l'an dernier, la Française risque d'être éjectée du Top 10.

Le rayon de soleil est venu de Mathilde Johansson, 93e mondiale. La Française accède pour la première fois de sa carrière aux 16e de finale d'un tournoi du Grand Chelem après son succès en deux sets (7-6 6-2) face à la Tchèque Petra Cetkovska (n°24), avec qui elle partage le même entraîneur.

"C'est génial, je n'arrive pas trop à réaliser, attendre 27 ans, c'est long !, a dit Mathilde Johansson.

Mentalement, j'ai été solide. Le début de saison a été terrible, après avoir perdu dix matches consécutifs, j'ai dû attendre le 22 avril et un match aux qualifications de Fès contre une Espagnole. J'étais tellement contente car je me demandais si je pouvais encore gagner un match de tennis. C'était juste un soulagement."

L'obstacle était trop haut pour Irena Pavlovic, 176e mondiale et wild-card, sortie par l'Espagnole Anabel Medina Garrigues (n°29).

Edité par Chrystel Boulet-Euchin et Jean-Stéphane Brosse

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