Rojita : jeunesse dorée, jeunesse brisée

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Rojita : jeunesse dorée, jeunesse brisée
Rojita : jeunesse dorée, jeunesse brisée

Les Espagnols, éliminés face à la Serbie, ne défendront pas leur titre à l'Euro Espoirs 2015, en République tchèque. Plus qu'une simple élimination, cette déroute est un nouveau signal d'alarme pour une fédération qui s'interdit de se poser les bonnes questions. Car les réponses existent.

L'Espagne a la gueule de bois. Une parenthèse s'est fermée. Et tout un chacun est effrayé à l'idée de ne plus jamais la voir se rouvrir. En tombant ce mardi à Cadiz face aux « terribles » U21 serbes (1-2), la Rojita a pointé du doigt tous les maux actuels du football espagnol. Plus qu'une élimination pour l'Euro tchèque de 2015 ou les Jeux olympiques de Rio en 2016, cette défaite est l'illustration d'une Fédération, et plus largement de la mentalité de ses pratiquants, qui s'est trop longtemps reposée sur ses lauriers et ses succès. La génération d'Isco, Munir et Deulofeu, aussi prometteuse et envoûtante soit-elle, cristallise bien cette remise en cause qui n'a pas encore eu lieu. Elle aurait été salvatrice, bénéfique et nécessaire. Car le mal qui guette est grand : retrouver une Espagne joueuse et perdante, alléchante et malheureuse. Tout le paradoxe d'un pays qui, à l'instar d'un Isco encore sonné, estime que son « style est indéboulonnable ». La victoire, elle, l'est. Et elle semble sur le chemin du départ.
Une remise en cause en attente
L'Örjans Vall d'Halmstad et l'Estadio Ramón de Carranza de Cádiz sont deux cimetières d'éléphants. L'un, bleu, rappelle qu'un comportement immature ne fait pas bon ménage avec une obligation de résultats. L'autre, rouge, prouve qu'un jeu trop travaillé nuit à l'insouciance des pépites de demain. Deux finalités aux facteurs différents, mais à la conclusion similaire. Aux points, l'Espagne a largement dominé ce barrage retour. Mais le football n'étant pas le patinage artistique, la note finale n'a rien de subjectif. En étant menée dès la demi-heure de jeu, la Rojita s'est cassé les dents sur des Serbes qui, à défaut d'être joueurs, ont été appliqués. L'égalisation de Sergi Roberto dans les arrêts de jeu a bien redonné une once d'espoir. Elle a été détruite dans la foulée par Kosti?, buteur à la 93e. En conférence de presse post-match, Alberto Celades, sonné, ne regrettait pourtant rien : « Je ne crois pas qu'il nous ait manqué un plan alternatif. Nous savions que la Serbie jouerait ainsi et nous avons tout tenté. Cela arrive que dans le football le meilleur ne gagne pas. »

Une non-remise en cause des principes de jeu qui inquiète outre-Pyrénées. Le style tout en toque, insufflé par les joueurs blaugrana et la volonté d'Aragonés, est indivisible du football espagnol. Pour autant,...



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