Rohingya - La Chine propose une résolution en trois phases

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 (Ajouts déclarations, contexte, détails) 
    SHANGHAI, 20 novembre (Reuters) - La Chine a proposé un 
programme en trois phases pour résoudre la crise des Rohingya, à 
commencer par l'instauration d'un cessez-le-feu, auquel ont 
adhéré la Birmanie et le Bangladesh, a annoncé dimanche le 
ministère chinois des affaires étrangères. 
    Plus de 600.000 Rohingya, des musulmans apatrides qui vivent 
dans l'Etat birman d'Arakan, ont fui la Birmanie pour se 
réfugier au Bangladesh depuis la fin août. Cet exode fait suite 
à une campagne de représailles de l'armée birmane en Arakan 
après l'attaque d'une trentaine de commissariats par des 
rebelles séparatistes rohingya. 
    En visite dans la capitale birmane, Naypyitaw, le ministre 
chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a expliqué que des 
concertations pourraient permettre de trouver une sortie de 
crise acceptable pour les deux pays voisins. 
    La première phase, un cessez-le-feu "pour que la population 
vive en paix et ne soit plus obligée de fuir", devrait être 
suivie de discussions bilatérales entre la Birmanie et le 
Bangladesh pour trouver une solution, écrit dimanche le 
ministère des Affaires étrangères chinois sur son site Internet. 
    Enfin, la troisième et ultime phase devrait être de 
travailler sur un dénouement du conflit à long-terme. 
    L'armée birmane a annoncé avoir cessé le 5 septembre ses 
combats contre les rebelles séparatistes rohingya. 
    Ces derniers ont déclaré le 10 septembre un cessez-le-feu 
unilatéral d'un mois qui a été rejeté par le gouvernement. 
    D'après Wang, un cessez-le-feu serait déjà pratiquement en 
place et la clé est désormais d'éviter que la situation ne 
s'embrase à nouveau. 
    Le ministre chinois des affaires étrangères espère que les 
deux parties pourront bientôt mettre en oeuvre le rapatriement 
des Rohingya. 
    Un accord a été trouvé mais doit encore être signé, a-t-il 
précisé. 
    Dimanche, le ministère bangladais des Affaires étrangères 
annonçait avoir lancé des discussions avec la Birmanie dans le 
but de conclure un accord de rapatriement.   
    La question devrait être évoquée dans les prochains jours en 
Birmanie, où se tiendra en début de semaine la réunion des 
ministres des Affaires étrangères du Dialogue Asie-Europe 
(Asem), un rendez-vous programmé tous les deux ans. 
    Federica Mogherini, chef de la diplomatie européenne, 
devrait aussi s'exprimer lors de la réunion Asem après s'être 
rendue au Bangladesh durant le week-end. 
    D'après Wang, pour mettre fin au conflit, il faudrait que la 
communauté internationale et le Conseil de sécurité de l'Onu 
aident les deux pays à "élaborer les conditions nécessaires et 
un environnement favorable". 
 
 (John Ruwitch, Jean Terzian pour le service français) 
 
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