Rogoun, le barrage qui divise l'Asie centrale

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Le pouvoir a lancé en 2009 une participation populaire « volontaire ».

En A,sie centrale les richesses ne sont pas toujours bien partagées. Certains pays sont riches en hydrocarbures mais dépourvus d'eau, d'autres connaissent une grave crise énergétique mais jouissent de formidables réserves aquatiques. C'est le cas du Tadjikistan, qui n'utilise que 5 % de son potentiel hydroélectrique. Le président Rahmon a donc relancé, depuis la fin de la guerre ­civile, en 1997, le vieux projet de Rogoun, sur la rivière Vakhsh. Il rêve de construire le plus haut barrage de la planète (335 mètres).

Mais l'Ouzbékistan voisin, avec ses 26 millions d'habitants, refuse que quiconque contrôle le débit des rivières qui irriguent le bassin de la mer d'Aral. Pas question de se passer des devises du coton, dont il est le deuxième exportateur mondial. Entre la fonte des glaciers des Pamirs et l'augmentation des besoins en raison d'une démographie en plein boom, Tachkent fait tout pour s'opposer à Rogoun, bloquant même les trains suspectés de t

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