Roger Marion tire à vue

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Roger Marion, le 10 mars 2009, au procès d'Yvan Colonna.
Roger Marion, le 10 mars 2009, au procès d'Yvan Colonna.

Le Point.fr : Qu'est-ce qui a poussé le "roi Roger" à écrire ses mémoires (1). Comme tous les anciens grands flics, il vous fallait accrocher un livre à votre tableau de chasse...

Roger Marion : L'ego n'a rien à voir là-dedans. Ce qui a déclenché mon envie d'écrire, c'est l'affaire Merah. Je maîtrise la matière pour avoir passé neuf ans à la tête de la lutte antiterroriste et je connais bien le quartier de Toulouse où vivait Mohamed Merah pour y avoir fait une partie de mon service militaire. Je suis retourné sur les lieux pour comprendre et je ne comprends toujours pas comment il a pu faire un massacre dans une école, et échapper par deux fois à la vigilance de ceux qui le surveillaient. Avant ses meurtres, Merah était un homme connu et localisé par tous les services de renseignement, certains l'avaient même débriefé. L'enquête était déjà faite, et pourtant, l'attentat n'a pu être évité.

Cette affaire signe, selon vous, l'échec de la réforme du renseignement intérieur décidée par Nicolas Sarkozy et mise en musique par Bernard Squarcini...

En fusionnant les RG et la DST pour créer la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), on a fabriqué un monstre difficilement contrôlable. Quand on mélange le renseignement et le judiciaire, on crée une matière détonante. Les services de renseignement auxquels on octroie une compétence judiciaire coopèrent difficilement avec la justice...

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