Robotique de services : «La France est la Californie de l'Europe»

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Robotique de services : «La France est la Californie de l'Europe»
Robotique de services : «La France est la Californie de l'Europe»

Ils pourront opérer avec plus de précision ou veiller sur nos aînés à domicile. Les robots à tout faire sont pour demain et la France a une carte à jouer dans ce secteur d'avenir. C'est le message que martèle Arnaud Montebourg. Le ministre du redressement productif a annoncé mardi la création d'un fond d'investissement public-privé doté de 80 millions d'euros, Robolution Capital, pour développer de nouvelles générations de robots qui doperont les exportations françaises du futur, avec à la clé de nouveaux emplois industriels.

L'enjeu est capital car le marché de la robotique de services pourrait atteindre 100 milliards en 2018 et 200 milliards en 2023 selon la Fédération internationale de la robotique (IFR). Quel impact aura cette «robolution» sur l'emploi en France ? A quoi serviront les robots chez nous à court terme ? La France peut-elle devenir une référence mondiale ?

A l'origine de la création de Robolution Capital, Bruno Bonnell, cofondateur d'Infogrames et président du syndicat français de la robotique Syrobo, livre sa vision de l'avenir de la robotique «Made in France».

> En quoi consiste la «robolution» dont vous êtes à la tête en France ?

Bruno Bonnell. « Les gens ont connu au XIXe siècle l'avènement de la machine lors de la révolution industrielle et ils ont l'occasion aujourd'hui de voir la «robolution industrielle», c'est-à-dire que nous transférons notre intelligence sur des machines intelligentes appellées robots. Elles sont plus simples que dans l'imaginaire et le fantasme de l'android. Elles ont trois caractéristiques : des capteurs pour comprendre leur environnement, des processeurs pour l'analyser et prendre une décision, et des actionneurs comme des bras ou des moteurs pour agir sur le monde réel. Cela va aller très vite et dans 5 ans, nous serons surpris de nous dire qu'en 2014, il n'y avait pas de robots, comme aujourd'hui on se demande comment on faisait avant l'iPad ...

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