Roberto Baggio : "Proche des buts, j'avais l'impression que le temps ralentissait"

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Roberto Baggio : "Proche des buts, j'avais l'impression que le temps ralentissait"
Roberto Baggio : "Proche des buts, j'avais l'impression que le temps ralentissait"

À l'été 2013, Roberto Baggio avait donné rendez-vous dans un salon lounge d'Alitalia, à l'aéroport de Milan Malpensa. Pour passer les douanes, nous avions pris un billet pour la destination la moins chère, Birmingham en l'occurrence, juste pour parler au "divin codino", discrètement, pendant 18 minutes. La silhouette était arrondie avec les ans, et la queue de cheval avait disparu. Roberto ne partait évidemment pas pour Birmingham, mais pour Tokyo, afin d'y célébrer les 20 ans de la Japan League, en compagnie d'autres vieilles gloires du football italien.

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Vous jouez encore au foot Roberto ? Je ne joue plus. Je paye malheureusement le prix de toutes mes blessures. Mon genou est un désastre. D'ailleurs, j'ai aussi des problèmes au dos, parce que j'ai mal couru pendant toute ma carrière à cause de ce genou. Je règle l'addition. Je la règle maintenant.

Que représente le numéro 10 selon vous ? Le numéro 10 a toujours été le point de référence pour chaque équipe. Mais il y a des choses que le numéro dix ne peut pas faire : faire le pressing sur l'adversaire, ou participer à la phase défensive, par exemple. Ce n'est pas dans les cordes du fantasista. En Italie, il y a eu une période où avoir ce rôle était difficile, parce que le numéro dix n'était plus vraiment en vogue, surtout avec le 442, où le 10 ne rentre pas dans les plans. Pendant des années, ça a été dur. Mais je me suis trouvé très bien dans mon rôle, à une époque où c'était très difficile. N'oublions pas que Zola est parti en Angleterre, parce qu'il ne trouvait pas sa place en Italie. Ce qui est un peu absurde, non ? Cela donne l'idée de l'époque… Une époque très particulière...

L'époque a changé à ce niveau là selon vous ? Heureusement, les numéros dix reviennent, ces joueurs qui peuvent apporter un petit quelque chose en plus à l'équipe. Vous savez, le football change, et on s'adapte. Maintenant, le joueur fait naturellement des choses qu'on ne lui demandait pas avant. Il s'entraîne à tout. La culture a changé, beaucoup de choses ont changé. Le football des années 90 est une chose, celui des années 2000 en est une autre. Maintenant, c'est encore différent, c'est encore plus évolué. Tout le monde s'inspire des plus grandes équipes.



Et vous l'aimez cette époque ? Moi, j'aime…









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