Robert Vittek : "J'aurais pu finir en NHL"

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Il a beau rouler en Porsche et être prophète en son pays, Robert Vittek aime la simplicité. C'est donc dans un petit café de Bratislava que l'ancien Lillois s'est confié au cours d'un long entretien, où l'on parle Euro 2016, Eden Hazard, rue de Solférino et Kings de Los Angeles

Salut Robert. Après un passage mitigé en Turquie, te voilà de retour au Slovan Bratislava, le club de tes débuts Je suis revenu au Slovan principalement à cause des blessures à répétition qui ont perturbé mon expérience en Turquie. Je n'avais pas d'autres propositions. Ce retour aux sources est l'occasion de relancer ma carrière, de prendre un nouveau départ. Je jouais depuis douze ans à l'étranger. J'avais envie de revenir en Slovaquie, pour boucler la boucle. J'ai commencé ma carrière ici, cela signifie beaucoup pour moi, j'ai toujours été reconnaissant. Le Slovan a toujours été dans mon coeur.
Pourquoi ça te plaît la Slovaquie ? J'aime beaucoup de choses ici. Bratislava n'est pas une grande métropole mais c'est une ville avec beaucoup d'histoire et de charme. Nous sommes au centre de l'Europe, il y a beaucoup d'étrangers qui viennent de tous les endroits. La Slovaquie, c'est ma patrie, un magnifique pays avec beaucoup de paysages. On peut aller skier, c'est très beau. Et il y a aussi beaucoup de très belles filles, comme tu peux le voir (il montre quelques voisines, ndlr).
Comment ça se passe cette saison ? L'année dernière a été très bonne, nous avons remporté le titre de champion, mais depuis, les choses tournent mal. Aujourd'hui, on est seulement quatrième en championnat, ce qui est assez décevant. D'un point de vue personnel, aussi, ma blessure ne se guérit pas.
Tu as une longue histoire avec les blessures, et notamment une qui implique le Real Madrid Quand j'étais jeune, tout se passait à la perfection pour moi, beaucoup de clubs me tournaient autour. J'étais à un tournoi avec l'équipe nationale, j'ai marqué quelques buts. Sur le bord du terrain, il y avait un recruteur madrilène et je lui ai tapé dans l'oeil. Il m'a offert un contrat à l'âge de 16 ans. On était sensés se rencontrer deux semaines plus tard mais je me suis fait une rupture des ligaments croisés entre-temps. Tout s'est écroulé.

Tu crois que ça a brisé ta carrière ? Tu as beaucoup de regrets ? Je n'y ai jamais pensé de cette façon. Même si c'est dur de partir de Slovaquie, où il y a peu d'opportunités pour se faire remarquer, j'ai toujours su que quand…





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