River, le jour d'après

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River, le jour d'après
River, le jour d'après

Après la gifle logique reçue contre le Barça, Gallardo doit réinventer son River Plate. Sous peine de subir les conséquences d'un exigeant football argentin.

Quelques minutes après avoir quitté l'hôtel Sheraton Bay de Yokohama, Marcelo Gallardo apparaît devant la presse, principalement argentine, pour une conférence improvisée. Au menu, les questions des journalistes sur le match, l'état de ses joueurs après cette défaite, le génie de Messi et consorts, et surtout le futur. Car celui de River Plate est aujourd'hui incertain. L'entraîneur des Millonarios paraît fatigué, les yeux gonflés. "On a mis une très grande équipe en difficulté, avec un plan qui a tenu pendant quarante minutes. On était vraiment bien. Après le but, on s'est perdus. Après, en deuxième mi-temps, ils avaient des espaces et ils ont les joueurs pour créer du déséquilibre. Après le 2-0, on s'est totalement désorganisés. On a joué contre la meilleure équipe du monde. Il faut reconnaître quand le rival est meilleur", déclare le Muñeco. 2016 arrive, et Marcelo Gallardo a du travail. Beaucoup de travail.

River et Gallardo, face au poids de l'histoire

40 minutes de résistance


Si la supériorité du Barça sur River – et plus largement l'écart énorme entre le football européen et sud-américain – est abyssale, la finale du Mondial des clubs peut laisser quelques regrets à l'équipe argentine. D'abord, parce que celle-ci a tenu tête au Barça, pendant quarante minutes à force de tacles appuyés et de pressing efficace. Aussi car le but qui délivre le Barça est entaché d'un contrôle de la main de Messi. Mais cela ne fait aucun doute, le FC Barcelone méritait son titre et a donné une leçon de football en seconde période à une équipe désorientée. D'habitude si efficace dans ses changements en cours de match, Gallardo a totalement échoué dimanche. Lucho González, qui avait changé le match en demi-finale face à Sanfrecce Hiroshima, n'a rien pu faire face à l'exhibition de Busquets, Iniesta et Rakitić. Titularisé après sa bonne entrée face aux Japonais, Viudez a pesé en première période, avant de disparaître. Alors que la première période était bonne, et que le Barça ne devait son avance qu'au génie de Messi, Gallardo a voulu tout chambouler, revenir au score dès le retour des vestiaires. Et River a subi, a offert des espaces…



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