Risque de pénurie de généralistes dans cinq ans

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L'Ordre des médecins estime que les effectifs de ces praticiens devrait chuter de 7,5% de 2007 à 2017. Les jeunes préfèrent se spécialiser.

Paradoxe chez les médecins. Le généraliste, bien que promis à une place centrale dans le système de soin par le nouveau gouvernement, est en danger. Les effectifs des «médecins de famille» devraient chuter de 7,5% entre 2007 et 2017 - ils ont déjà baissé de 5% entre 2007 et aujourd'hui - prévoit l'Ordre des médecins dans son Atlas de la démographie médicale 2017. Concrètement, on comptera 3617 praticiens de moins dans cinq ans, soit 88.860 en tout et pour tout.

Ces chiffres cachent des inégalités criantes entre les départements. Et des surprises. La première d'entre elle: Paris n'attire plus. Le nombre de généralistes devrait y fondre de 30% en dix ans. Le Val-de-Marne, mais aussi la Nièvre ou encore le Gers, font également figure de départements sinistrés. Une diagonale du vide se dessine des Pyrénées aux Ardennes (voir infographie), constituée par les zones cumulant deux maux, analyse l'Ordre des médecins dans son rapport, «une forte probabilité de dép

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  • frk987 le jeudi 18 oct 2012 à 11:25

    La désertification médicale va rapidement résoudre le problème des retraites, faut pas se faire d'illusions, l'espérance de vie va chuter lourdement ces prochaines années. Probablement une volonté délibérée de mettre des quotas aux examens des étudiants d'une façon invraisemblable.