Ripoux : argent facile et hiérarchie défaillante

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DÉCRYPTAGE - Différentes affaires sont venues écorner l'image de la police ces derniers mois.

Pas un mois sans qu'une affaire de ripoux ne vienne ternir l'image de la grande maison. À Marseille, des policiers rançonnent les dealers. À Lille, d'autres fraient avec des ferrailleurs véreux. À Lyon, les frasques du commissaire Neyret, sur fond de trafic international de stupéfiants, ont ébranlé l'inébranlable PJ, avant que la sécurité publique du Rhône n'entre à son tour dans le maelström. Cette fois, ce sont des agents du service de nuit, de la BAC et du commissariat de Vénissieux qui entretenaient des liaisons dangereuses...

L'institution peut se rassurer en estimant que cette succession d'incidents largement médiatisés témoigne du souci de l'administration de ne rien laisser passer. Les 135.000 policiers, qui représentent 8 % des fonctionnaires, écopent, il est vrai, de près de 60 % de l'ensemble des sanctions prononcées dans la fonction publique.

«La dérive est plus collective»

Certes, aucun corps d'État n'est soumis à un contrôle aussi exigeant.

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