Rio ferme la plus grande décharge d'Amérique latine

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Dix jours avant le début de la conférence internationale de Rio sur le développement durable, le Brésil a fait de cette montagne d'ordures un symbole.

D'habitude, Gramacho est une fourmilière: des centaines de personnes vont et viennent, d'énormes sacs sur le dos ou dans une carriole, dans le sillage des camions charriant 9.000 tonnes d'ordures, tous les jours, en provenance de Rio de Janeiro et de sa banlieue. Tout autour, des cochons gambadent en famille, cohabitant tranquillement avec des chiens perdus. Mais, aujourd'hui, le silence règne. Dix jours avant le sommet de l'ONU sur le développement durable, où sont attendus 105 chefs d'État et 50.000 participants du monde entier, Gramacho, la plus grande décharge d'Amérique ­latine, vient de fermer.

Regardant au loin la montagne ­d'ordures, presque avec tendresse, Roberta Carlos est incapable de retenir ses larmes. «C'est vraiment fini. Une page de notre vie se tourne», dit-elle avec ­appréhension. Elle avait 13 ans quand elle a commencé à travailler sur la décharge, à récupérer tout ce qui a de la valeur pour le vendre à des coopératives: fer, carton, plastiqu

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