Rio de Janeiro, une cité aux deux visages

le , mis à jour à 08:55
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Rio de Janeiro, une cité aux deux visages
Rio de Janeiro, une cité aux deux visages

Le lieu ne laisse personne indifférent. Rio de Janeiro enchante autant qu'il repousse, il s'apprivoise. En une volée d'escaliers ou en quelques stations de train, la ville bascule. Comme bascule le visiteur qui, en remontant la rue principale du chic quartier de Gavea, entre les immeubles luxueux, les maisons avec piscine et les écoles privées, atteint le sommet de la colline et redescend vers Rocinha. Avec près de 100 000 habitants, c'est la plus grande favela de la mégalopole. Le revenu moyen y est divisé par dix et l'espérance de vie chute de dix ans.

 

Montagnes, forêt et plages se pressent dans le champ de vision, saisissables en un regard. Cette beauté exubérante a fait gagner à Rio le nom de « Cidade maravilhosa », la ville merveilleuse, qui s'est construite autour de la somptueuse baie de Guanabara, troisième plus grande baie du monde et porte d'entrée des premiers colons portugais, arrivés en janvier 1502 et qui avait cru naviguer sur un fleuve -- baptisant le site Rio de Janeiro, « le fleuve de janvier ».

 

Vivre dans ce cadre de carte postale relève du privilège et la topographie si particulière de la ville limite les espaces habitables et favorise l'entre-soi des franges les plus aisées de la population. Elles se tapissent dans la zone sud, entre collines et plages, à Leblon, Ipanema, Copacabana, Botafogo et Flamengo, dans les quartiers historiques de Laranjeiras, Catete et Gloria ou encore aux pieds du Christ Rédempteur, à Gavea, Jardim Botanico et Cosme Velho.

 

Les nouveaux riches, eux, se sont lancés à l'assaut de Barra da Tijuca, situé à 30 km du centre-ville. A Barra, la voiture est reine et les seuls piétons sont les domestiques, les portiers et les vendeurs qui attendent le bus pour rejoindre leur logement, loin de là.

 

C'est l'autre versant de Rio de Janeiro, mégalopole de 6,5 millions d'habitants, celui d'une pauvreté qui saute aux yeux lorsqu'elle s'étale dans des favelas ...

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