Rio de Janeiro peine à maîtriser sa croissance

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La mégapole brésilienne tente de concilier le flux investissements, dopé par les événements internationaux, Coupe du monde, Jeux olympiques, avec le développement durable ?

Depuis deux ans, c'est presque devenu un tic. Rosimere Almeida Lopes porte la main à sa tempe droite, comme pour confirmer que la protubérance est bien là. Quand son visage a commencé à enfler, en 2010, cette mère de famille n'a pas fait le lien avec la récente installation de la Compagnie sidérurgique de l'Atlantique (TKCSA) dans sa ville de Santa Cruz, une des plus pauvres de la banlieue de Rio de Janeiro. Il y avait bien cette «pluie d'argent», de minuscules particules qui, aux dires de la population, s'abattent tous les soirs sur la région. Rosimere en a recueilli une enveloppe pleine, pour prouver qu'elle n'a rien inventé, ainsi que l'ordonnance avec le diagnostic d'un médecin: «Œdème facial provoqué par la poudre issue de l'usine sidérurgique».

Biologiste à l'université de l'État de Rio de Janeiro, Monica Brandao dos Santos assure que ce n'est qu'une victime parmi des dizaines. Après une étude de terrain, elle a relevé des éruptions cutanées, des irritat

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