Rio 2016, judo. Gneto : « Une médaille, c'était toute ma vie »

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Rio 2016, judo. Gneto : « Une médaille, c'était toute ma vie »
Rio 2016, judo. Gneto : « Une médaille, c'était toute ma vie »

Elle a beau tenter de se contenir, la simple évocation de son combat fait couler un torrent de larmes. Médaillée de bronze à Londres en 2012, Priscilla Gneto a été éliminée ce dimanche dès le premier tour, disqualifiée pour avoir touché du coude à plusieurs reprises le pantalon de kimono de son adversaire. «Je suis triste d’avoir perdu sans comprendre pourquoi, estime-t-elle. A aucun moment je n’ai pris le pantalon de mon adversaire, à aucun moment je n’ai fait un mouvement ou un geste contraire aux règles du judo», résume la française.

Que dit le règlement ? Editée en 2012, à la demande notamment du Japon, la règle interdit désormais aux judokas de toucher les jambes de leur adversaire avec le bras. Une évolution du règlement qui vise à enrayer les ramassements de jambes, devenus trop nombreux (notamment chez les judokas de l’Est) et à permettre, selon la Fédération internationale, de renouer avec «le vrai judo». Plusieurs Français, Clarisse Agbegnenou et Loïc Korval notamment, se sont déjà fait piéger. «Pour Priscilla, c’est une première», note Cathy Fleury, entraîneur de l’équipe de France féminine.

 

Rio 2016, judo : des larmes pour Priscilla Gneto https://t.co/50POUYroAN

— Le Parisien (@le_Parisien) 7 août 2016

 

La disqualification est-elle justifiée ? Non dans l’esprit, oui si on s’en tient strictement au  règlement. «C’est interdit de mettre son bras en opposition sur le bas du corps», résume Jean-Claude Rougé, patron de la Fédération française. «C’est plus simple d’appliquer à la lettre des mots qui sont alignés sur une feuille, ça évite de comprendre. Et ça va plus vite car il n’y a pas de combats, ironise Cathy Fleury. Pour nous, le judo, ce sont les gestes techniques, les grandes envolées, les magnifiques Ippon. Imaginez-vous qu’un superbe mouvement, celui qui demande des années d’entraînement, a la même valeur que cette décision, c’est ...

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