Riffet : " C'est déjà bien qu'on soit là "

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Riffet : " C'est déjà bien qu'on soit là "
Riffet : " C'est déjà bien qu'on soit là "

Heureux d'être sortis indemnes de cette cohabitation un peu particulière dans 4m², Roucayrol et Riffet ont pu compter sur le soutien de leurs proches, des conversations à bâtons rompus et un peu de lecture pour « ne pas devenir fous. » Leur arrivée dans le port de Cascais est prévue pour le lundi 18 novembre. C'est le deuxième abandon en Multi50 après celui de Loïc Féquet et Loïc Escoffier sur « Maître Jacques ». Il ne reste désormais plus que quatre équipages en course dans cette catégorie. Erwan Le Roux et Yann Elies occupent actuellement la tête du classement.

« Ça va pas mal, a réagi Mayeul Riffet dans un communiqué. On est maintenant sur le remorqueur. On a enfin pu prendre une douche et manger un bout. Notre bateau est toujours à l'envers et fait route vers Lisbonne accroché derrière nous. Les conditions de mer sont tellement mauvaises qu'il a été très difficile de mettre le bateau en remorque et donc impossible de faire la man?uvre de retournement. Dans nos 4m², on a fait passer le temps comme on a pu. On jetait régulièrement un coup d'?il dehors puis devions également nous occuper du bateau. A l'intérieur on a fait de la lecture, et avons beaucoup parlé avec Lalou, de nous, de l'avenir, de choses et d'autres? Dans ces conditions, on pense beaucoup, et on essaye de ne pas devenir dingue dans cet espace confiné. Sortir du bateau et monter sur le remorqueur a été si périlleux que nous n'avons pas tenté la man?uvre de retournement. C'est déjà bien qu'on soit là, et c'est un exploit d'avoir réussi à mettre le bateau en remorque. On a failli le détruire plusieurs fois avec le remorqueur, juste pour l'amarrer ! Le bateau dérivait vite c'était vraiment compliqué. Il se situe 200 mètres derrière nous, la structure a l'air de bien tenir. »

« Notre espoir était de sauver le bateau, a de son côté expliqué Lalou Roucayrol. Nous le ramenons donc ainsi et pour l'instant il est intact. Ce bateau représente l'incroyable travail d'une équipe depuis trois ans, et il me tenait à c?ur de le ramener au port. Je n'en suis pas à mon premier chavirage et à chaque fois, je reviens à mon humble niveau de la perception humaine, de la condition de marin. Nous avons réussi à tenir grâce aux nombreux messages de soutien que notre équipe nous a transmis, de nos partenaires, familles, amis, et des journalistes. Avec Mayeul, nous avons beaucoup appris sur nous-mêmes, sur la survie en mer mais aussi sur cette opération de sauvetage très compliquée. Replonger, se faire récupérer par le remorqueur dans une mer forte, avec beaucoup de prise de risque? c'est dur ! On va prendre le temps de réfléchir à tout ça pendant les 4 jours de mer qui nous attendent avant d'arriver à Cascais. »

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