Rien ne presse, dit Boris Johnson au lendemain du Brexit

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    LONDRES, 24 juin (Reuters) - Boris Johnson, qui a conduit 
avec succès le camp des partisans d'un divorce entre le 
Royaume-Uni et l'Union européenne, a estimé vendredi que rien ne 
changerait à court terme au lendemain du référendum sur le 
Brexit. 
    "Dans le vote pour une sortie de l'UE, il est vital de 
souligner qu'il n'y actuellement nul besoin de se hâter et en 
effet, ainsi que l'a dit le Premier ministre (David Cameron), 
rien ne changera à court terme", a-t-il dit à la presse. 
    L'ancien maire conservateur de Londres, qui fait office de 
favori pour succéder à Cameron au 10, Downing Street, a 
réaffirmé que le Royaume-Uni tirerait profit de sa sortie de 
l'UE. 
    "Je crois que nous avons une opportunité fantastique: nous 
pouvons adopter nos lois et déterminer nos impôts entièrement en 
fonction des besoins de l'économie britannique", a-t-il dit, se 
félicitant que le Royaume-Uni retrouve une "voix" à la dimension 
de son statut de "cinquième puissance économique de la planète". 
    "Les responsables politiques devraient remercier le peuple 
britannique (qui) qui voté pour reprendre le contrôle à une UE 
trop opaque. Il n'y a aucune raison de faire partie d'un système 
de gouvernement fédéral basé à Bruxelles." 
    Conséquence immédiate de la victoire du "Out", David Cameron 
 a annoncé qu'il démissionnerait d'ici octobre et précisé qu'il 
laisserait à son successeur le soin d'invoquer l'article 50 du 
traité européen de Lisbonne qui lancera officiellement les deux 
années prévues pour négocier une sortie de l'UE. 
    A Bruxelles, les responsables européens ont dit espérer que 
les autorités britanniques appliqueraient "dès que possible" la 
décision des électeurs en déclenchant cette procédure de 
divorce, dont seul le pays qui décide de se retirer de l'Union 
peut prendre l'initiative.  
    "Il n'y a aucune raison de se précipiter à invoquer 
l'article 50", leur a indirectement répondu Johnson. 
     
    FAVORI DES BOOKMAKERS 
    Quand il s'est engagé dans la campagne référendaire, fin 
février, Boris Johnson avait assuré que sa décision de rallier 
le camp du Brexit n'avait rien à voir avec une lutte pour le 
contrôle du Parti conservateur et, au final, avec une ambition 
personnelle de prendre la tête du gouvernement. 
    La décision de s'opposer à la position de son ancien 
camarade d'étude au collège d'Eton, disait-il alors, a été 
"terriblement difficile" à prendre. 
    Mais nombre d'observateurs ont vu dans son ralliement un 
positionnement tactique qui, quelle que soit l'issue du vote, le 
plaçait dans une position idéale pour réconcilier un Parti tory 
qui s'est déchiré tout au long des quatre mois de la campagne. 
    Pour les bookmakers, Johnson, qui est âgé de 51 ans, est 
clairement favori de la course à sa succession. Ladbrokes le 
donne à 4 contre 6, devant la ministre de l'Intérieur Theresa 
May à 11 contre 4 et le ministre de la Justice, Michael Gove, 
qui a lui aussi fait campagne pour un Brexit, à 7 contre 1. 
     
    VOIR AUSSI 
    LE POINT sur le référendum:    
    Les REACTIONS internationales:   
    Les REACTIONS au Royaume-Uni:   
    Les REACTIONS en France:   
 
 (Bureau de Londres; Tangi Salaün et Henri-Pierre André pour le 
service français, édité par Nicolas Delame) 
 
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  • M8857890 il y a 6 mois

    ho ho . si . qu'il se presse

  • janaliz il y a 6 mois

    Cela fait 43 ans qu'ils em... le monde avec leurs demandes de ci et leurs demandes de là... qu'ils dégagent le plus vite serait le mieux... Qu'on puisse se recentrer sur un noyau dur.. La France a tout à gagner d'une fiscalité commune qui enterrerait définitivement les errements de politiques dispendieux...