Richie McCaw : " Rien ne surpasse une finale de Coupe du monde "

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Richie McCaw : " Rien ne surpasse une finale de Coupe du monde "
Richie McCaw : " Rien ne surpasse une finale de Coupe du monde "

Richie McCaw fêtera sa 148eme et peut-être dernière sélection samedi en finale de la Coupe du monde contre l'Australie. Le capitaine de la Nouvelle-Zélande entend bien soulever à nouveau le trophée quatre ans après avoir été sacré à domicile.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL A LONDRES

Richie McCaw, comment abordez-vous cette rencontre forcément particulière ? Sera-t-elle vraiment votre dernière ?
Je n’ai pas abordé ce sujet parce que je ne voulais pas entrer dans les suppositions. Je prendrai une décision quand je serai rentré. Ce week-end, je veux juste jouer du mieux que je peux. Ça ne m’occupe pas l’esprit mais je n'ai jamais caché que j'allais y réfléchir sérieusement après (la Coupe du monde). Pour le moment, je ne vois pas plus loin que le coup de sifflet final sinon, je risquerais de m’égarer avant ce match. Je veux donner le meilleur de moi-même­ ce week-end, je me prépare comme je le fais depuis des années, sans vouloir penser que c'est peut-être la dernière fois.

Une page va également se tourner pour Ma’a Nonu, Conrad Smith ou encore Dan Carter...
Beaucoup d’entre nous ne serons plus là l’an prochain. On a beaucoup joué ensemble. L’état d’esprit et la discipline ont aidé à former cette équipe et Ma’a n’y est pas étranger. On apprend à se faire confiance et à anticiper ce que l’autre va faire. Dans cette équipe, Conrad Smith et lui sont des rocs.

Quel sentiment vous procure de porter le maillot des Bla­cks ?
Quand on est jeune, on veut tous devenir All Black. À chacune de mes sélections, j’ai toujours pris un petit moment pour prendre conscience de la chance que j’avais de revêtir ce maillot noir. Il ne faut pas oublier tous ceux qui l’ont porté avant vous. C’est en tout cas comme ça que je vois les choses­.

« Quelques belles batailles contre l'Australie »

A quel type de match vous attendez-vous samedi ?­
Je m’en fiche, du moment qu’on gagne. (Sourire) Ce sont deux équipes qui veulent faire vivre le ballon. Quand la pression arrive, comme il y a quatre ans, le jeu se resserre un peu. Chaque décision compte et il faut être sûr de soi sur chacune d'entre elles. Ce serait sympa de marquer beaucoup d’essais. C’est dur de savoir à quoi le match va ressembler, mais on a un plan de jeu basé sur la création d’espaces et sur les essais. Mais il ne faut pas oublier qu’'il y a aussi une équipe en face de nous.

Comment imaginez-vous le duel entre ces deux belles troisième ligne ?
Il y a eu quelques belles batailles au fil des ans. C’est le genre de matchs qu’on veut jouer. Il faudra faire n­otre travail comme d’habitude et j’espère qu’on pourra s’imposer. On a vu dans le Rugby Championship que si on laissait aux Wallabies des ballons rapides, avec une troisième ligne comme la leur, on pouvait passer une très mauvaise journée.

Cette finale sera-t-elle la rencontre la plus importante de votre carrière ?
Oui. Rien ne surpasse une finale de Coupe du monde. On est parti de chez nous il y a huit semaines avec pour objectif de jouer ce match. Twickenham est un lieu exceptionnel. C’est pour ça qu’on joue au rugby, pour ce genre de matchs.

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