Richie McCaw : " Ce sera brutal "

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Richie McCaw : " Ce sera brutal "
Richie McCaw : " Ce sera brutal "

Quatre ans jour pour jour après avoir remporté la compétition, Richie McCaw s'est présenté en conférence de presse vendredi pour évoquer la demi-finale de Coupe du monde contre l'Afrique du Sud. Le capitaine des Blacks s'attend encore à un énorme combat physique.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL A LONDRES

Richie McCaw, vous avez affronté à de nombreuses reprises les Boks durant votre carrière. Pour combien de cicatrices ?
Une ou deux (sourires). J'imagine que ça résume l'intensité des test-matches contre les Springboks, leur manière de jouer aussi. Je pense que demain ça montera encore d'un cran, j'en suis sûr. C'est à cela qu'on s'attend. Ce sera brutal. Si je veux que le boulot soit fait, il faut prendre les cicatrices qui vont avec.

Voilà quatre ans jour pour jour, vendredi, vous remportiez la compétition contre la France. Où en êtes-vous aujourd'hui ?
Je ne l'avais même pas réalisé que c'était tout juste il y a quatre ans. On est passé à autre chose dans l'équipe. Je ressens qu'il y a de l'excitation d'être en demi-finales. Il y a une vraie envie de tout donner demain, d'être à la hauteur du défi que vont nous proposer les Springboks. Ils vont à tout prix vouloir gagner et il va falloir se mettre dans les mêmes dispositions. Ce sera âpre et celui qui gagnera sera celui qui encaissera le mieux et saisira sa chance au bon moment.

« Ne pas trop réfléchir aux choses »

Comment abordez-vous désormais ce type de match avec votre expérience ?
Avant, je me fiais juste à mon instinct, je ne réfléchissais pas vraiment à ce que je faisais. J'ai emmagasiné de l'expérience et j'ai aussi pris conscience que je pouvais aider les autres à se préparer, et ne pas seulement me soucier de moi. En fait, je me demande quelque part comment j'arrivais à fonctionner autrement avant. Mais je le faisais juste avec mon énergie, mon excitation. Quand j'y pense, c'est aussi une façon de me rappeler qu'il ne faut pas trop réfléchir aux choses, tant qu'on a le désir et l'énergie, on peut aussi faire du bon boulot.

Ce sera sans doute votre dernier face-à-face avec Schalk Burger...
Les matches contre les Sprinboks font partie des plus durs que j'ai disputés. Demain, ce sera encore plus dur. J'ai la chance de jouer face à Schalk Burger depuis plusieurs années et il incarne à la perfection la densité physique des Springboks. Ce sont des moments que j'aime, où l'on peut vraiment se tester. Schalk, c'est quelqu'un pour qui j'ai un immense respect.

De tous vos affrontements face à l'Afrique du Sud, quel est celui qui vous a le plus marqué ?
Chaque match a apporté son lot de bons ou mauvais souvenirs. Mais celui qui me revient est un match au Cap en 2008. On était parvenu à ce que les Springboks ne marquent pas un seul point (19-0). C'était plutôt cool. Mais j'aimerais que vous me reposiez la question lundi et que je puisse vous répondre que ce samedi était mon meilleur souvenir...

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