Riche et puissante, l'Église grecque échappe à l'austérité

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Entretenue par l'État, l'Église refuse d'être taxée sur ses propriétés. Le torchon brûle avec le gouvernement.

Alors que les Grecs sont appelés à voter aux municipales le 7 novembre prochain, le premier ministre promet qu'il n'y aura pas de nouvelles mesures d'austérité «quoi qu'il arrive». Mais, discrètement, il tente de s'attaquer à un colosse: l'Église. Toute-puissante, elle est pointée du doigt par l'opinion publique qui critique sa «mauvaise volonté» car elle refuse de payer les taxes sur ses propriétés que lui réclame le gouvernement qui l'entretient à hauteur de 350 millions d'euros par an.

Georges Papandréou veut porter le taux d'imposition de l'Église, aujourd'hui négligeable, à 20% pour ses biens immobiliers exploités ou exploitables, à 10% sur les legs en espèces et à 5% sur les legs immobiliers et fonciers. Cette annonce soulève un tollé chez les évêques. Plus d'un tiers d'entre eux refusent de s'y plier et font pression sur l'État pour qu'il revienne sur sa décision.

Mais engluée dans des scandales politico-financiers ces dernières années, l'Ég

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