Richard dément avoir mis en cause l'Elysée dans le dossier Tapie

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RICHARD DÉMENT AVOIR MIS EN CAUSE L'ELYSÉE DANS LE DOSSIER TAPIE
RICHARD DÉMENT AVOIR MIS EN CAUSE L'ELYSÉE DANS LE DOSSIER TAPIE

PARIS (Reuters) - Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde, a démenti mardi avoir affirmé que l'ordre de régler le litige entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais par un arbitrage était venu de l'Elysée.

"Il n'y a pas eu d'ordre donné par l'Elysée", a-t-il dit, cité par son entourage, en réponse à un article du Canard enchaîné à paraître mercredi.

L'ancienne ministre de l'Economie, devenue directrice générale du Fonds monétaire international, a été placée sous le statut de témoin assisté dans cette affaire et l'un des trois juges du tribunal arbitral a été mis en examen du chef d'escroquerie en bande organisée.

Plusieurs personnalités, dont l'ancien P-DG du Crédit Lyonnais Jean Peyrelevade, ont estimé que la ministre de l'Economie avait agi sur ordre de la présidence de la République.

Selon Le Canard Enchaîné, Stéphane Richard, aujourd'hui PDG de France Télécom, a déclaré à l'hebdomadaire : "En juillet 2007, Jean-François Rocchi, président du CDR (Consortium de réalisation chargé de gérer le passif du Lyonnais-NDLR), et moi avons été convoqués par Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée. Il nous a donné pour instruction de recourir à un arbitrage. Le choix de l'exécutif était parfaitement clair", dit-il.

Stéphane Richard a fait part de son intention d'informer la justice de cette instruction lors de sa convocation le 10 juin, ajoute l'hebdomadaire.

Selon son entourage, le PDG a simplement déclaré avoir eu une réunion, à l'été 2007, avec Claude Guéant et Jean-François Rocchi, président du Consortium de Réalisation (CDR) chargé de liquider le passif du Crédit Lyonnais, "au cours de laquelle il a été confirmé que l'arbitrage était la meilleure solution".

Joint par Reuters, Claude Guéant n'a pas souhaité s'exprimer au sujet de cet article.

En juillet 2008, les trois juges du tribunal arbitral ont condamné le CDR à verser à Bernard Tapie 285 millions d'euros d'indemnités, dont 45 millions à titre de préjudice moral (403 millions d'euros avec les intérêts).

Jean-Baptiste Vey et Gérard Bon, édité par Sophie Louet

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