Ricardo Zielinski : "Le système de jeu, c'est le moins important"

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Diego Simeone ? Tata Martino ? Alejandro Sabella ? Et si le meilleur entraîneur argentin des dernières années était Ricardo Zielinski, alias le Russe ? Depuis 2011, le barbu costaud aux airs plutôt slaves que latins a fait des Piratas de Belgrano la sensation de la première division argentine. Une ascension provinciale qui cache l'organisation d'un club sérieux au pays de l'éphémère et des raccourcis, mais qui a surtout révélé Zielinski. Un entraîneur de football au chemin cabossé, qui a longtemps vécu de son bar plus que de son tableau noir, et qui a des choses à dire.

Le barrage Belgrano contre River en 2011, c'était un peu les pirates contre l'empire, non ? Et il paraît que l'empire n'a pas tout fait dans les règles La veille du match retour à Buenos Aires, entre 200 et 300 supporters de River ont manifesté devant notre hôtel pour nous empêcher de dormir. Quelques-uns avaient même réservé des chambres dans l'hôtel et ont pu balancer des fumigènes dans les couloirs des chambres. Ils l'ont fait deux fois en plein milieu de la nuit et il a fallu tout évacuer et descendre dans le lobby. Et dans ces situations, tu dois descendre par les escaliers On était là, en caleçon, à aider les personnes âgées Mais bon, on savait que ça allait arriver. On n'a pas donné beaucoup d'importance à cette histoire. Et puis, je viens d'Isla Maciel (quartier populaire du Sud de Buenos Aires, ndlr), ils n'allaient pas m'intimider avec ça
D'où est sorti Belgrano ? En 2001, le club a fait faillite (une dette de 20 millions de pesos, ndlr) et le club a été repris par Armand Pérez en 2005. Le président l'a sorti de ses problèmes en payant la dette du club progressivement, en 5 ans. Moi, je suis arrivé fin 2010, et institutionnellement, le club était déjà remis sur le droit chemin. Je suis arrivé dans une structure très fonctionnelle, et c'est ce qui m'a séduit. Mais sportivement, ça n'allait pas (trois saisons et demie d'affilée en seconde division, ndlr). Avec mon staff, on a eu de la chance, parce qu'on a immédiatement mis le sportif au niveau de l'institutionnel. On est remonté en première division dès la première saison, et avec la vente de Franco Vázquez à Palerme et d'un autre garçon, on a pu acheter un terrain pour construire ce centre d'entraînement. Tout est allé très vite, mais avec de belles bases, pas à pas.
Quels sont les mérites du président Armando Pérez ? Tout part de lui. Avec l'argent encaissé par les ventes, n'importe quel autre président aurait racheté de nouveaux joueurs, pris des risques, cédé à la pression populaire pour ramener des "renforts". Mais pas lui. Il s'est dit qu'un centre de formation de qualité nous rapporterait de futures belles ventes. Et aujourd'hui, pour le sérieux de ses dirigeants, sa structure et son centre d'entraînement, je n'ai pas peur de dire que Belgrano fait partie…


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