Reza : "J'aime ce que Wenger a réussi à créer"

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Reza : "J'aime ce que Wenger a réussi à créer"
Reza : "J'aime ce que Wenger a réussi à créer"

Mercredi 25 février, toute la France ne sera pas derrière Monaco pour le huitième de finale aller de la Ligue des champions. Reza, auteur d'un troisième album aux propos autobiographiques (Tornado), sera par exemple en premières lignes pour supporter Arsenal, un club qu'il loue pour sa qualité de jeu, " à la fois collective et esthétique".

Tu es né et tu as grandi en Iran. Quel rapport avec le foot entretenais-tu là-bas ? Le foot de club ne m'intéressait pas. D'ailleurs, les matchs étaient à peine diffusés. Contrairement aux matchs internationaux, qui m'ont très vite passionné. Je me souviens, par exemple, que le match de l'Iran contre l'URSS m'a clairement donné envie de faire du foot. Bon, on avait perdu 2-1, mais c'était très prenant.
Tu as joué en club ? Non, je jouais uniquement avec mes potes lorsque je suis arrivé en France, à Strasbourg. On se retrouvait à une dizaine et on jouait pendant des heures. Mais ça n'est jamais allé plus loin. Au lycée, cet enthousiasme s'est arrêté pour un temps. Je côtoyais des joueurs nettement plus forts que moi et j'avais l'impression d'entrer dans l'âge adulte. Je jouais l'artiste maudit passionné par la cold wave (rires). En plus, j'avais le souvenir d'un match au Stade de la Meinau où l'on s'était fait courser par des skins. Ça calme un peu les ardeurs.
À quand remonte tes premiers souvenirs de foot ? Si je remonte au tout début, ça devait être lors de la Coupe du monde 1982. J'étais un gamin à l'époque, mais je me souviens de l'enthousiasme de ma famille devant les matchs. Mes oncles étaient hyper sérieux, ils notaient tous les résultats sur un papier et me demandaient régulièrement mon favori pour les matchs. Du coup, je me sentais impliqué. Bon, je n'étais pas forcément d'une grande aide parce que j'ai toujours eu tendance à supporter les équipes qui perdent.
C'est pour ça que tu supportes Arsenal aujourd'hui ? (Rires) Je savais que j'aurais le droit à une question comme ça. En fait, je suis tombé amoureux d'Arsenal à cause du jeu. J'aime ce qu'Arsène Wenger a réussi à créer. Le fait qu'il soit Alsacien a peut-être également contribué à cette sympathie. Son accent me rappelait de bons souvenirs. Il faut dire aussi qu'Arsenal a toujours eu le don de recruter des joueurs pour lesquels j'éprouvais une certaine affection. Je pense notamment à Fredrik Ljungberg, qui était un joueur que j'aimais beaucoup.
Et le manque de titres d'un tel club, ça ne t'inquiète pas ? C'est vrai que c'est une question qui revient...




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