Révocation demandée pour un policier de Marseille

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RÉVOCATION DEMANDÉE POUR UN POLICIER DE MARSEILLE
RÉVOCATION DEMANDÉE POUR UN POLICIER DE MARSEILLE

MARSEILLE (Reuters) - Une demande de révocation a été réclamée mardi à l'encontre d'un policier de l'ancienne Brigade anticriminalité (Bac) Nord de Marseille, dissoute en 2012 par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, par le conseil de discipline qui statue dans le cadre d'une affaire présumée de corruption.

Au total, sept policiers sont soupçonnés de s'être fait remettre des produits stupéfiants ou de l'argent par des trafiquants de drogue ou des vendeurs de cigarettes à la sauvette.

Six d'entre eux comparaissent mardi et mercredi à Marseille, le septième à Bordeaux, où il a depuis été muté. Tous ont passé plus de deux mois et demi en détention préventive.

La première procédure a donné lieu à une demande de révocation au terme de débats particulièrement longs au sein du conseil de discipline, a dit mardi à Reuters une source proche du dossier.

Cette instance propose une sanction, qui sera ensuite examinée par la Direction des ressources et compétences de la police nationale (DRCPN). Les policiers pourront exercer un recours contre la décision de cette instance.

A l'ouverture mardi du conseil de discipline, qui prolongera ses travaux mercredi, les syndicats ont réclamé en vain la suspension de la procédure disciplinaire dans l'attente de la fin de l'instruction judiciaire en cours et d'un éventuel procès.

"Malgré le résultat d'un vote qui n'a pu départager la commission (...), l'administration a décidé de poursuivre l'examen des dossiers et refusé le report", a déploré le syndicat Unité SGP Police-FO mardi dans un communiqué.

Les représentants du personnel ont quitté la réunion, refusant de "participer à l'examen et aux délibérations d'un conseil de discipline faussé".

En octobre 2012, seize policiers de La Bac Nord avaient été mis en examen, dont sept écroués, et quatorze autres suspendus, après une perquisition de l'IGPN dans leurs locaux, où du cannabis et de l'argent liquide avaient été saisis.

Le procureur de la République de Marseille de l'époque avait alors évoqué "une gangrène" dans la police marseillaise.

Une information judiciaire, toujours en cours, a été ouverte par le parquet de Marseille en février 2012 pour "vol et extorsion en bande organisée" ainsi qu'"infraction à la législation sur les stupéfiants" à l'encontre de policiers de la Bac Nord dont les voitures de fonction avaient été équipées de micros par l'Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN).

En octobre 2012, Manuel Valls avait annoncé la fusion des trois brigades anticriminalité du nord, du sud et du centre de la ville en une unité mutualisée.

Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse

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  • r.lebleu le mardi 17 déc 2013 à 18:59

    même avec des valises de 2 tonnes sous le bras on a du mal à virer un fonc !