Revenus agricoles : les céréaliers au régime sec

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Revenus agricoles : les céréaliers au régime sec
Revenus agricoles : les céréaliers au régime sec

Chez les céréaliers, que l'on considérait autrefois comme les «nantis» de ce secteur, la crise est virulente. Malgré des productions globalement en hausse, selon les prévisions du service statistique du ministère de l'Agriculture (Agreste), les exploitants ont subi une perte de revenus de 60% en 2014. En moyenne, le revenu devrait être de 11 500 euros, soit un salaire de 958 euros par mois. Stéphane Le Foll, le ministre de l'Agriculture, a reconnu depuis Bruxelles que l'agriculture traversait «une difficulté avec des niveaux de prix qui impactent les revenus» même s'«il y a une stabilisation mais à un niveau bas.»

Pusieurs facteurs expliquent cet effondrement: les récoltes de céréales ont été abondantes mais de mauvaise qualité. Mais surtout, les récoltes de blé et de maïs dans le monde ont aussi affiché des records. Conséquence: les cours ont chuté pour s'installer sous la barre des 200 euros/tonne. En outre, les céréaliers mettent en avant la nouvelle Politique agricole commune (PAC) européenne 2014-2020 qui, selon eux, a fait la part belle à l'élevage au détriment de la grande culture avec des aides en baisse de plus de 10%. Dans plusieurs départements, des «cellules de crise» ont été mises en place. Certains agriculteurs sont obligés de vendre des parcelles, d'emprunter pour acheter les semis de l'an prochain ou, plus grave, de fermer carrément boutique. «Tous les six mois, les comptes de l'agriculture confirment la chute du nombre de paysans. Près de 1% d'emplois disparaîtront encore en 2014», explique la Confédération paysanne.

Les céréaliers ne sont pas les seuls à être sinistrés. Les arboriculteurs aussi mordent la poussière, avec des revenus en baisse de 56%, à 13 400 euros. En cause, une production de pêches et d'abricots «plus abondante» en 2014 et des prix en baisse avec une concurrence espagnole tirant les cours vers le bas. Même chose pour les éleveurs porcins qui subissent ...

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  • M7097610 le mardi 16 déc 2014 à 10:37

    A 100 € la tonne, ils gagnaient leur vie il y a 10 ans... A 200 euros, qui a obtenu 100 % de hausse de chiffre d'affaires en 10 ans ? Et les subventions tombent toujours ! Non mais, que ne faut il pas lire !

  • voeuxplu le mardi 16 déc 2014 à 09:30

    Très chers Agriculteurs. Les politiques des années 50 vont ont demandé de faire la révolution agricole. Vous l'avez fait. Cependant notez que la création de richesse lié à vos efforts vous ont échappé au profit du secteur de l'industrie agro-alimentaire. Vous avez été privé de vos efforts, contrains à recevoir des subventions ! Inspirez vous du relèvement de l'agriculture Néo-Zélandaise après la faillite de l'état ! Osez.

  • klein44 le mardi 16 déc 2014 à 09:27

    je n'en crois pas un mot - et meme, au rythme de leur travail et durée de travail qui se situe à 3 mois dans l année, ils sont très bien payés