Revenu universel : «Le plus efficace pour lutter contre la grande pauvreté»

le , mis à jour à 08:26
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Revenu universel : «Le plus efficace pour lutter contre la grande pauvreté»
Revenu universel : «Le plus efficace pour lutter contre la grande pauvreté»

Directeur du think-tank libéral GénérationLibre, Gaspard Koenig a été auditionné par la mission d'information du Sénat sur le revenu de base.

 

Pourquoi défendez-vous le revenu de base ?

Gaspard Koenig. C'est la manière la plus efficace, la moins paternaliste et la plus respectueuse de l'individu de lutter contre la grande pauvreté. C'est le point central : il faut permettre à toute la population, surtout aux gens les plus démunis, d'être assuré d'avoir de quoi survivre tout au long de leur existence. Le philosophe Thomas Paine, député durant la Révolution française, est le premier à avoir parlé du revenu de base en disant qu'avoir le minimum pour survivre était le dernier des droits de l'homme. Le rôle de l'Etat est d'assurer une autonomie à l'individu qui lui permette d'effectuer librement ses choix de vie.

 

Est-ce nécessaire de verser le même montant à tous, quels que soient leurs revenus ?

La logique de solidarité actuelle a été d'introduire des conditions : on aide les individus lorsqu'ils ont des accidents de parcours. On a donc mis en place un système de contrôle et de vérification : celui-ci cherche-t-il vraiment un travail ? Celle-là est-elle vraiment en situation de dénuement ? Ce sont des contraintes humiliantes pour les gens qui expliquent pourquoi le taux de non-recours au RSA est élevé. Nous préférons renverser cette logique en disant qu'il faut garantir un revenu de manière constante et inconditionnelle.

 

Quel doit être son montant ?

Pas 1 000 € comme on peut l'entendre ailleurs, car cela produirait un choc économique très fort et inciterait très peu à se mettre au travail. Nous proposons donc un montant à niveau du RSA, 500 € pour simplifier.

 

Comment comptez-vous le financer ?

Il prendrait la forme d'un crédit d'impôt, financé par une taxe à 25 % que tout le monde paierait à partir du premier euro gagné, et qui se substituerait à l'impôt sur le ...

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