Réveillon 2013 : Israël à l'heure occidentale

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Le 1er janvier 2013, un feu d'artifice avait été tiré à Jérusalem.
Le 1er janvier 2013, un feu d'artifice avait été tiré à Jérusalem.

Autre temps, autres moeurs. Il y a une trentaine d'années, vouloir célébrer en Israël le passage à la nouvelle année civile relevait de l'opération impossible, sinon indécente. Tout le monde vous tombait dessus. Les uns vous expliquaient qu'il s'agissait d'une date particulièrement funeste pour le peuple juif, à commencer par la circoncision de Jésus ; en continuant avec la mort, un 31 décembre, du pape Sylvestre Ier, lequel n'avait aucune sympathie pour les juifs ; pour finir par le pape Gregory XIII, qui durant son règne sur le trône de saint Pierre a souvent choisi le 1er janvier pour persécuter les juifs. Pour d'autres, il s'agissait surtout de se démarquer du reste du monde et de ne pas se complaire dans la "luxure" et la "dépravation" propres à l'Occident. Mais, petit à petit, les choses ont changé. Ce serait, disent certains, à cause ou grâce aux immigrés, notamment ceux venus en masse de l'ex-Union soviétique au début des années 90. Reste que le la a été donné par Tel-Aviv, puis s'est répandu dans toutes les grandes villes du pays, y compris Jérusalem, la trois fois sainte. Pour plaire aux touristes étrangers ou aux nouveaux venus, hôtels, restaurants et pubs se sont mis à organiser des soirées spéciales réveillon. Les rabbins ont eu beau voir rouge et menacer de retirer les certificats de cacheroute, rien n'y a fait. La mode était lancée. Aujourd'hui, donc, place à la fête. Et tant pis si le lendemain on travaille -...

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