Réunion du nouveau Parlement libyen à Tobrouk hors des combats

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TRIPOLI, 4 août (Reuters) - Le Parlement libyen fraîchement élu a tenu lundi sa première séance officielle hors de la capitale alors que les violences entre milices rivales se poursuivent dans le pays. Les députés se sont retrouvés sous haute surveillance dans un hôtel de Tobrouk, dans l'est du pays, ne s'estimant pas en sécurité à Tripoli, la capitale, ni à Benghazi, la grande ville de l'Est, où des combats se déroulent depuis trois semaines. Les pays occidentaux, qui ont évacué leurs ambassades en raison des combats, comptent sur la nouvelle assemblée pour favoriser la conclusion d'un cessez-le-feu entre les belligérants. Elue en juin, la Chambre des représentants remplace le Congrès général national (CGN) où les groupes islamistes, estiment certains observateurs, avaient davantage d'influence que dans la nouvelle assemblée. Les divisions n'ont pas disparu. Alors que l'ancien vice-président du CNG, Azzedine al Aouami, appelait à l'unité lors de cette séance d'ouverture, l'ex-président du CNG, l'islamiste Nouri Abousahmain, demandait à Tripoli à ce qu'une autre séance ait lieu dans la capitale pour la transmission de pouvoir. Sur le terrain, les échanges à l'arme lourde ont repris lundi dans le sud de Tripoli où les brigades islamistes de Misrata veulent déloger leurs rivales laïques de Zentane de l'aéroport international qu'elles contrôlent depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. Les combats de Tripoli et Benghazi ont fait plus de 200 morts. La bataille de l'aéroport s'inscrit dans une lutte politique plus vaste entre deux groupes d'ex-rebelles et leurs alliés politiques qui, après s'être battus côte-à-côte contre le Kadhafi, sont devenues rivales dans la lutte pour le pouvoir dans la Libye désorganisée qui a suivi sa disparition. Lundi, le Royaume-Uni, un des derniers pays à retirer son personnel diplomatique, était sur le point de fermer son ambassade. Les Etats-Unis et les Nations unies ont déjà évacué leur personnel. (Patrick Markey et Aziz El Yaakoubi avec Ayman al Warfalli à Tobrouk, Ahmed Eloumami à Benghazi et Heba al Chibani à Tripoli; Danielle Rouquié pour le service français)

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