Réunion de l'UE sur la Syrie au Luxembourg, Moscou visé

le
1
    LUXEMBOURG, 17 octobre (Reuters) - La France, la 
Grande-Bretagne et l'Allemagne vont tenter lundi de convaincre 
leurs partenaires européens de condamner les frappes russes en 
Syrie et oeuvrer en faveur de nouvelles sanctions contre le 
régime syrien, lors d'une réunion des ministres des Affaires 
étrangères de l'UE au Luxembourg.  
    Après un week-end marqué par des réunions diplomatiques à 
Lausanne et à Londres, ce sommet européen devrait marquer la 
plus forte condamnation européenne à l'égard de la Russie, 
montre un projet de déclaration commune consulté par Reuters. 
    "Il est vital de maintenir la pression et nous proposons 
beaucoup de mesures, de nouvelles sanctions contre le régime 
syrien et ses partisans", a déclaré dimanche le secrétaire au 
Foreign Office, Boris Johnson, après une réunion à Londres avec 
John Kerry.  
    Le chef de la diplomatie américaine a confirmé que les 
Etats-Unis et leurs alliés réfléchissaient à l'instauration de 
nouvelles sanctions contre la Syrie.   
    Selon un projet de communiqué encore en discussion, les 
chefs de la diplomatie de l'Union européenne prévoient de 
condamner "l'escalade catastrophique" de la violence de 
l'offensive du régime à Alep-Est, où 275.000 habitants sont 
retranchés. 
    Ils prévoient de qualifier de possibles "crimes de guerre" 
les frappes aériennes visant des hôpitaux et des civils, et 
appeler la Syrie et ses alliés à aller devant la Cour pénale 
internationale (CPI). 
    Selon des diplomates, l'Union européenne va appeler au 
renouveau d'un cessez-le-feu doublé d'une mission d'observation, 
ainsi que des négociations impliquant la chef de la diplomatie 
européenne, Federica Mogherini, et une livraison de l'aide 
humanitaire européenne annoncée le 2 octobre. 
    La Grande-Bretagne et la France, soutenues par l'Allemagne, 
entendent en outre défendre des sanctions économiques à l'égard 
d'une vingtaine de responsables syriens accusés d'être 
responsables d'attaques sur des civils. 
    Outre un embargo sur le pétrole et les armes et une 
suspension des relations avec la banque centrale syrienne, 200 
ressortissants syriens sont déjà la cible de sanctions.  
    Les plus proches alliés européens de Moscou -- la Grèce, 
Chypre ou la Hongrie -- pourraient cependant refuser de 
s'engager en faveur de nouvelles sanctions, de crainte d'irriter 
la Russie. 
    "Certains gouvernement sont prudents à l'idée de durcir le 
ton face à la Russie", rapporte un diplomate européen. "Mais 
dans le même temps, ils savent que l'UE risque d'être vue comme 
inactive", poursuit-il. 
    Toute nouvelle mesure devra avoir l'aval des 28 Etats 
membres. 
 
 (Robin Emmott; Julie Carriat pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • mlcbnb il y a un mois

    l'europe n'est pas dans la capacité de faire "pression" sur la Russie, ce bla bla n'est là que pour se donner "bonne conscience", et prouve que les nations engagées dans ce conflit aimeraient bien repasser une partie du bourbier à d'autres.