Réunion de groupes d'opposition syriens mardi en Arabie saoudite

le
0
    BEYROUTH, 6 décembre (Reuters) - Une conférence visant à 
unifier les groupes de l'opposition syrienne se tiendra à partir 
de mardi prochain en Arabie saoudite, a annoncé dimanche l'un de 
ces groupes, l'Armée de l'islam, quelques semaines avant 
l'ouverture prévue de négociations sous l'égide de l'Onu pour 
tenter de mettre fin à près de cinq années d'un conflit qui a 
fait 250.000 morts. 
    Dans un communiqué, l'Armée de l'islam précise avoir "reçu 
une invitation pour participer à la conférence de Ryad entre le 
8 et le 10 décembre".  
    Des représentants de deux autres mouvements de l'opposition 
syrienne ont confirmé la tenue de cette conférence dans la 
capitale saoudienne, à laquelle l'Etat islamique (EI) n'est pas 
invité. 
    Officiellement, Ryad n'a encore fixé ni date ni lieu pour 
cette réunion de l'opposition syrienne, qui selon certaines 
sources pourrait réunir une soixantaine de représentants de 
mouvements politiques et de groupes armés. 
    Monzer Akbik, membre de la Coalition nationale syrienne 
(CNS), qui rassemble des groupes politiques en exil soutenus par 
les Occidentaux, a déclaré que vingt de ses représentants 
avaient été invités. 
    Parmi les groupes armés qui luttent sur le terrain contre le 
gouvernement de Bachar al Assad, quinze devraient être présents, 
notamment l'Armée de l'islam et Ahrar al Cham. 
    L'Armée de l'islam, groupe islamiste formé en 2013 et 
principalement actif dans la Ghouta orientale, plaine agricole 
située à l'est de Damas, est dirigée par Zahran Allouch, une 
figure de l'insurrection. 
    L'Iran a dénoncé la tenue de cette conférence en Arabie 
saoudite, estimant qu'elle risquait de faire échouer les 
discussions internationales prévues à partir du 1er janvier. 
    La presse saoudienne a rapporté le 1er décembre que l'Arabie 
saoudite avait invité 65 représentants de l'opposition et des 
rebelles syriens à se réunir à Ryad pour tenter de définir une 
position commune avant la reprise des négociations de paix. 
 ID:nL8N13Q1LM  
    Dans une interview au Sunday Times, le président Assad 
affirme que les rebelles "modérés" sur lesquels l'Occident 
prétend vouloir s'appuyer pour lutter contre les djihadistes de 
l'EI n'existent pas. "Vous ne pouvez pas soigner une partie 
d'une tumeur cancéreuse. Il faut l'extraire complètement", 
dit-il en parlant de l'insurrection. 
    Le président syrien juge par ailleurs totalement imaginaire 
le chiffre de 70.000 "rebelles modérés" avancé notamment par le 
gouvernement britannique. "Qui sont-ils? Où sont les 70.000 
modérés dont il (le Premier ministre britannique David Cameron) 
parle? Il n'y en a pas 70.000. Il n'y en a même pas 7.000 !" 
 ID:nL8N13V09G  
 
 (John Davison, Tom Perry, Sylvia Westall et Suleiman Al-Khalidi 
à Amman; Guy Kerivel pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant