Réunion au Conseil de sécurité de l'Onu sur les combats en Ukraine

le , mis à jour à 18:40
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NATIONS UNIES, 5 juin (Reuters) - La Russie et les pays occidentaux ont échangé vendredi aux Nations unies des accusations sur la responsabilité de la reprise de violents combats cette semaine dans l'est de l'Ukraine. Evoquant une "gigantesque menace", le président ukrainien Petro Porochenko a affirmé jeudi que plus de 9.000 militaires russes se trouvaient en Ukraine et a accusé Moscou de vouloir "envahir" son pays. ID:nL5N0YQ1G7 Selon Alexander Hug, numéro deux de la mission de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en Ukraine qui s'exprimait vendredi devant le Conseil de sécurité de l'Onu, l'attitude des deux camps fait peser de graves menaces sur la population civile. "Les civils continuent de payer un prix insupportable dans ce conflit", a-t-il dit. "Il y a des morts et des blessés et dans les deux camps on continue d'installer des positions militaires dans des infrastructures civiles ou à proximité", a-t-il déploré. "On détruit ainsi les vies et les biens." Lors de cette réunion d'urgence du Conseil de sécurité, la Grande-Bretagne a estimé que Moscou était responsable de la nouvelle flambée de violence. "Les séparatistes ont attaqué des unités militaires ukrainiennes", a affirmé l'ambassadeur du Royaume-Uni, Matthew Rycroft. L'offensive était "clairement préméditée", a-t-il ajouté, accusant les séparatistes de n'être que les "instruments de la Russie". Pour l'ambassadeur de Russie, Vitali Tchourkine, c'est le gouvernement ukrainien qui a violé l'accord de cessez-le-feu conclu en février dernier à Minsk, la capitale biélorusse. "Si nous laissons Kiev continuer sur cette voie (...), la situation finira par échapper à tout contrôle", a-t-il dit. La représentante des Etats-Unis, Samantha Power, a une nouvelle fois accusé Moscou de soutenir les rebelles et d'envoyer des soldats en territoire ukrainien. Pour l'ambassadeur français François Delattre, "tout le monde sait le rôle que joue la Russie dans cette crise depuis le début". (Louis Charbonneau, Guy Kerivel pour le service français, édité par Tangi Salaün)

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